Posts Tagged ‘européennes’

20th juin
2009
written by fredsays

Après Edwy Plenel et Frédéric Lefebvre, le Podkast de Zoon Politikon est fier d’accueillir Jean-François Kahn.
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Le fondateur du journal Marianne, récemment engagé en politique au Modem, revient sur la campagne des européennes et livre son expérience peu commune : du journalisme à la politique.

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1- JFK à la sortie du ring >
Européennes / Modem “Je savais qu’on allait échouer” 

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2- JFK balance >
Où il est question de l’envers du décor

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3- Le festival de Kahn >
Où il est question de médias, d’épiderme et de futur politique

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Propos recueillis à la sortie de l’émission Mots croisés sur France 2.

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7th juin
2009
written by fredsays

Qu’en dire ?

Au final, l’unité, ça marche. Certes la fusion des listes UMP et Nouveau Centre a été imposée par l’Elysée, et il a fallu faire rentrer à coups de marteau les candidats des différentes composantes de la « majorité présidentielle ». Mais le score –impressionnant il faut le dire – de la liste démontre que l’unité fait recette, quand d’autres pensaient qu’elle diluait chacun des ingrédients dans l’eau tiède du compromis.

Les européennes, ça ne sert pas à grand-chose. Tout le monde désormais est au courant. Du coup, point de vote utile, place au vote coup de cœur : Front de gauche, qui ressuscite des communistes que l’on avait laissés pour morts, et surtout Europe Ecologie. La liste menée par Dany Cohn-Bendit a été servie par une conjonction d’événements favorables : invective ad hominem de Bayrou, et surtout diffusion l’avant-veille du scrutin du film de Yann-Arthus Bertrand « Home » – le film a été aux Verts ce qu’un bon tabassage de petit vieux deux jours avant le vote est au FN… Pour les Verts, l’enchaînement tient du miracle. Finalement, c’est Dany et non Bayrou qui aura touché la vierge…

L’invective, ça ne marche jamais. L’attaque personnelle de Bayrou contre Cohn-Bendit, sur le plateau d’Arlette Chabot aura sans doute fait perdre quelques points au leader centriste. N’est-ce d’ailleurs pas le même Bayrou qui reprochait, il y a quelques semaines, à Nicolas Sarkozy son tempérament impulsif, son agressivité, son style vulgaire ?

1st mars
2009
written by fredsays

La direction du Parti socialiste a publié hier le nom des huit têtes de liste aux Européennes. Les -plus ou moins- heureux élus sont : Vincent Peillon (Sud-Est, royaliste), Henri Weber (Centre, fabiusien), Harlem Désir (Ile-de-France, delano-aubryste), Kader Arif (Sud-Ouest, jospino-hollandais), Gilles Pargneaux (Nord-Ouest, aubryste), ainsi que Catherine Trautmann (Est), Bernadette Vergnaud (Ouest) et Ericka Bareitgs (DOM-TOM).
Mais la composition intégrale de ces listes n’est pas encore connue et pour cause : grande nouveauté pour ces européennes 2009, le PS a interdit aux élus qui ont déjà un mandat local de figurer sur les listes, ce qui pose de sérieux problèmes de casting.

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Mandat local ou mandat européen ?

Vincent Peillon sera tête de liste dans le Sud-Est.

Vincent Peillon sera tête de liste dans le Sud-Est.

Jusqu’à présent, la question ne se posait pas pour les élus socialistes au Parlement de  Strasbourg. Les deux étaient cumulables, et beaucoup mettaient en avant « le nécessaire ancrage local » pour justifier ce double emploi du temps. Mais au PS, rien n’est jamais durable. La direction socialiste a décidé d’interdire, début février, le cumul de la députation européenne avec toute fonction exécutive locale – maire, président de communauté d’agglomération, de conseil général ou régional. Et ce, afin de lutter contre l’absentéisme et pour favoriser un « renouvellement » à Strasbourg, trop souvent considéré comme la maison de retraite de ceux qu’on ne peut plus caser sur le territoire national.

Un progrès, certes, mais cette forme a fait grincer des dents -selon l’expression consacrée- chez les notables locaux. Ainsi, Jean-Paul Denanot, eurodéputé sortant et président de la région Limousin, devra trancher, “sans gaîté de coeur”, entre ses deux casquettes. De même, Patrick Menucci, qui brigait la tête de liste dans le Sud-Est, aurait dû renoncer à sa mairie d’arrondissement de Marseille.

Du côté des plus enthousiastes, on voit même plus loin. Bruno Le Roux, député PS de Seine-Saint-Denis et ancien secrétaire national aux élections, voit dans cette mesure la première étape vers un mandat unique généralisé. « Il faut bien commencer quelque part, afin d’ancrer cette pratique dans les habitudes politiques ».

Ironie de l’histoire, ce grand pas vers le mandat unique sera venu d’un homme qui a renié cette idée aussi brillamment qu’il la défendait jadis : Arnaud Montebourg. Député et président du Conseil général de la Nièvre depuis le printemps, c’est lui qui a insufflé au PS les nouvelles conditions pour se porter candidat aux élections européennes. Le même Arnaud Montebourg qui bafouait allégrement le non-cumul en prenant le conseil général de la Nièvre, en plus de sa fonction de député. Avec une justification toute montebourgeoise : « le cumul des mandats ? On peut être croyant sans être pratiquant ».