L'actu de la semaine vue par une citation
« Je suis prêt à recommencer. »
Noël Mamère, sanctionné à l'Assemblée pour avoir fait un bras d'honneur
Qu’en dire ?
Au final, l’unité, ça marche. Certes la fusion des listes UMP et Nouveau Centre a été imposée par l’Elysée, et il a fallu faire rentrer à coups de marteau les candidats des différentes composantes de la « majorité présidentielle ». Mais le score –impressionnant il faut le dire – de la liste démontre que l’unité fait recette, quand d’autres pensaient qu’elle diluait chacun des ingrédients dans l’eau tiède du compromis.
Les européennes, ça ne sert pas à grand-chose. Tout le monde désormais est au courant. Du coup, point de vote utile, place au vote coup de cœur : Front de gauche, qui ressuscite des communistes que l’on avait laissés pour morts, et surtout Europe Ecologie. La liste menée par Dany Cohn-Bendit a été servie par une conjonction d’événements favorables : invective ad hominem de Bayrou, et surtout diffusion l’avant-veille du scrutin du film de Yann-Arthus Bertrand « Home » – le film a été aux Verts ce qu’un bon tabassage de petit vieux deux jours avant le vote est au FN… Pour les Verts, l’enchaînement tient du miracle. Finalement, c’est Dany et non Bayrou qui aura touché la vierge…
L’invective, ça ne marche jamais. L’attaque personnelle de Bayrou contre Cohn-Bendit, sur le plateau d’Arlette Chabot aura sans doute fait perdre quelques points au leader centriste. N’est-ce d’ailleurs pas le même Bayrou qui reprochait, il y a quelques semaines, à Nicolas Sarkozy son tempérament impulsif, son agressivité, son style vulgaire ?
Un quinquennat, c’est comme une bonne dissertation. Il faut bien commencer –c’est l’introduction– et finir de belle manière, la conclusion.
La belle « introduction » de Sarkozy 2007-2012, ce fut l’ouverture. Ah ! Rappelez-vous cette période de l’été 2007, un casting de rêve, Fadela Amara et Bernard Kouchner qui rejoignent le candidat de droite, désormais président de tous les Français. La gauche et la droite enfin rassemblées pour porter un projet, finies les guerres de chapelles…
La « conclusion », ce sera au moment de la rentrée 2011. Avec, si possible, la fin de la crise, l’économie qui redémarre et le chômage qui retombe au niveau de 2007. De quoi préparer une réélection pour cinq ans supplémentaires.
Mais entre l’introduction et la conclusion (soit la première et la dernière impression donnée), il y a le développement. C’est là qu’on rentre dans le dur, qu’on façonne le concret. Et pour le quinquennat de Sarko, on est en plein dedans. Eté 2009 : pile à égale distance entre l’ « Etat de grâce », il y a deux ans, et la prochaine campagne, dans deux ans. Pour l’Elysée, c’est maintenant qu’il faut taper. Et ça tape, et ça sape les contre-pouvoirs. Histoire d’être sans gêneurs en 2012.
Les événements, pris un par un au fil de l’actualité, n’ont l’air que de petits épiphénomènes. Mais rassemblés, il ne reste guère de doute sur la régression que nous sommes en train de vivre. Citons-les :
-Suppression du juge d’instruction –le magistrat indépendant du pouvoir qui instruit les affaires politiques et financières sensibles. Désormais, ce sera le parquet (soit la filiale du ministère de la Justice) qui s’acquittera de la tâche.
-Placement de fidèles à la tête d’entreprises privées - ce qui est on ne peut plus contraire aux principes de la libre-entreprise dont Nicolas Sarkozy se faisait le héraut. Stéphane Richard, qui passe du cabinet de Lagarde à la présidence d’Orange. Mais aussi, souvenez-vous, François Pérol, conseiller élyséen devenu PDG de la Caisse d’épargne-Banque populaire.
-Main basse sur l’audiovisuel (l’expression n’est pas trop forte) : PDG de la télé publique et de radio France nommés directement par un seul homme, comme chez Poutine. PDG qui se verront répondre, en cas d’insoumission : « qui t’a fait roi ? ». Déjà, est-ce un hasard, les programmes les plus politiques sont menacés. Serge Moati a appris aujourd’hui que son émission Ripostes serait tout bonnement… supprimée à la rentrée !
-Tenue en laisse de la presse écrite. L’accord passé entre l’Etat et les journaux est généreux : il octroie des fonds à un secteur en grave détresse financière. Seul problème, cet accord s’arrête en 2011. Soit en pleine pré-campagne électorale. On imagine mal les journaux jouer l’insolence et l’insoumission d’une main, et remplir le formulaire de demande de subvention de l’autre. Ils devront choisir entre la prébende et la véhémence.
-Et comme si cela n’était pas suffisant, Jean-Pierre Raffarin a plaidé il y a deux semaines pour une élection présidentielle « à un tour ». Ce qui veut dire le bipartisme assuré, comme aux Etats-Unis, et la suppression d’un deuxième tour au cours duquel Bayrou pouvait être menaçant.
Le temps présent est donc un temps de régression démocratique. Cela marche, parce que le combat pour les institutions, l’équilibre des pouvoirs, c’est un “combat de riches”. Et qu’en temps de crise, les médias et l’opposition préfèrent criticailler les petites avancées sarkoziennes (type RSA) plutôt que de dénoncer les grands reculs. Au risque de faire, comme dans les dissertations, un hors-sujet…
Difficile de ne pas désespérer quand on voit ça : Jean-Pierre Gorges, député UMP, explique avec force arguments dans une vidéo pourquoi la loi Hadopi est inepte. Problème : il a voté pour à l’Assemblée…
… Par « solidarité » avec son groupe politique. Comment appelle-t-on un régime dans lequel un parlementaire vote contre sa conviction personnelle ? Un régime dans lequel le patron d’un soi-disant journal irrévérencieux (c’est sûr que de taper sur le Pape, ça relève de l’héroïque subversion…) est nommé directeur d’une radio publique par le chef de l’Etat ? Bien pathétique, tout ça.
Manifestement, ça démange Jack Lang de revenir au gouvernement. L’ancien ministre de la Culture a fait un festival de déclarations propres à séduire Nicolas Sarkozy. Ce dernier ne s’y est d’ailleurs pas trompé, il a fait applaudir le nom de Jack Lang par les militants UMP, lors d’un déplacement à Nice.
Petite chronologie de la lèche de Lang :
En juillet 2008, il avait déjà contribué à l’adoption de la constitution Sarkozy (votée à une voix d’écart). Seul socialiste à se prononcer « pour » – il avait d’ailleurs fait partie de la commission sur les institutions chargé de préparer le toilettage du texte – , le signal était clair.
Février 2009 : Jack Lang accepte « avec joie » une mission de représentation à Cuba.
Plus récemment, le député du Pas-de-Calais s’est déclaré « favorable » à la loi Hadopi, sans doute à la fois pour complaire au gouvernement et à ses réseaux du monde de la culture (taggueurs compris).
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Dernier pas ce lundi, le plus emblématique de tous : Jack Lang a vertement critiqué le « pardon » de Ségolène Royal à José Luis Zapatero, après les propos du président sur l’intelligence du chef du gouvernement espagnol.
Jack Lang plus fidèle allié à gauche de Nicolas Sarkozy ?
Déjà, pendant la campagne 2007, le candidat de l’UMP parlait de “Jack” –avec des propos ironiques mais redevenus d’actualité. Lang venait de défendre, au nom du PS, l’idée de « repentance » coloniale :
« Ce Jack Lang, il faut que le paye ce type. Il est admirable »
Yasmina Reza L’aube, le soir ou la nuit, p. 94
Qu’est devenue Fadela Amara ? Entrée en grande pompe dans le gouvernement Fillon II, triple représentante de la féminité, de la diversité et du monde associatif en politique, la secrétaire d’Etat n’a guère defrayé la chronique depuis sa sortie sur les tests ADN pour les immigrés, qualifiés par elle de « dégueulasse ».
Il faut dire que Fadela n’a plus grand chose à se mettre sous la dent. Celle qui devait s’occuper du décloisonnement des banlieues a vu progressivement son périmètre rogné. D’abord, par la nomination d’Hubert Falco comme secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, après les municipales de 2008. Ensuite avec la prise en charge, par Martin Hirsch, du portefeuille de la Jeunesse, en janvier 2009.
Et c’est allé jusqu’au thème de la diversité et l’égalité des chances, où elle doit désormais se ranger derrière Yazid Sabeg, le secrétaire d’Etat qui veut imposer le comptage éthnique en France. Celle qui devait changer la banlieue s’est donc faite joliment racketter.

Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville
Quel bilan ? Fadela Amara était entrée au gouvernement pour appliquer la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy : « faire un véritable plan Marshall des banlieues ». Mais l’ancienne présidente de Ni putes ni soumises n’a pu obtenir les crédits demandés (quand Martin Hirsch, autre héraut de l’ouverture, obtenait, lui, les sousous nécessaires à son projet-phare, le RSA).
Le plan Marschall s’est finalement appelé de manière prophétique plan Espoir banlieue – sans doute car les principaux concernés en attendent toujours les résultats.
« Même au ministère, on l’appelle le plan Marchmal » sourit un employé du secrétariat d’Etat de Fadela.
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Quel avenir ? Peu clair, mais sans doute lié à son ministre de tutelle, Brice Hortefeux. « Désormais, ils préparent une liste commune pour les régionales de 2010 en Auvergne » avance la même source. L’alliance d’intérêts est claire : Hortefeux, étiqueté comme très à droite après son passage au ministère de l’Immigration, doit recentrer son image dans une région qui vote traditionnellement à gauche. De son côté Fadela Amara veut exister politiquement dans la ville où elle a grandi, à Clermont-Ferrand. Et doit s’allier pour cela avec son « compatriote » Hortefeux. « De toute façon, ajoute le même, depuis qu’elle a accepté l’offre de Sarkozy, elle est grillée à gauche et dans le milieu associatif ».
Le futur président de Radio France, Jean-Luc Hees, passait aujourd’hui son « grand oral » devant le CSA.
Car depuis la loi sur l’audiovisuel public, c’est Nicolas Sarkozy qui nomme les patrons de Radio France et de France televisions. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit simplement donner un « avis conforme » au candidat pré-choisi par l’Elysée.
Comme tout ça ne fait pas très progrès démocratique, le grand oral d’aujourd’hui a tourné à l’autojustification. Les choses évidentes méritant d’être rappelées, le président du CSA Michel Boyon a fait une allocution pour dire sa fierté d’une telle “transparence”; il est allé jusqu’à affirmer que l’audition de Jean-Luc Hess était le symbole d’une “co-décision”, comprendre entre l’Elysée et le CSA. Dans le bureau de Claude Guéant on a dû bien pouffer.
Jean-Luc Hees, lui-même ancien journaliste de France Inter, a ensuite énuméré ses priorités : impulser plus de réactivité à l’information sur France Info, investir plus largement les nouvelles technologies, revoir les conventions collectives.
Il a surtout bien permis de comprendre les raisons de sa grâce : revenant sur le cas Stéphane Guillon, Hees a affiché son refus de l’ « impertinence ». « Ce n’est pas un mot que j’apprécie ». « Je n’irai pas au tribunal tous les matins » a-t-il ajouté, justifiant son refus de l’ « injure » sur « une antenne de service public ». (Même Jean-Paul Cluzel, son prédécesseur guillotiné, s’était prêté à l’exercice).
L’exercice, qui ressemblait moins à un match de boxe qu’à une rencontre truquée de catch – fausses questions pointues, fausses analyses aiguës – aura au moins permis à Michel Boyon de sauver la face et à Jean-Luc Hees, « journaliste depuis 40 ans » de se faire un nom avant d’être nommé.
Pour voir la vidéo complète de l’audition, c’est par ici >>
Pauvre Jaurès !
Après avoir servi d’alibi de gauche à Nicolas Sarkozy pendant sa campagne de 2007, c’est maintenant le FN qui récupère l’image du socialiste pacifiste.
Louis Aliot, candidat frontiste aux européennes dans le Sud-Ouest a osé ce slogan sur son affiche de campagne : « Jaurès aurait voté Front National ».
Les nationalistes auront donc assassiné Jaurès deux fois. La première par le bras de Raoul Villain, qui le tua au café du Croissant le 31 juillet 1914. Une deuxième fois, pile poil 150 ans après sa naissance (1859), par Louis Aliot.
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Sans doute parce qu’au FN, un bon socialiste est un socialiste mort ?
Ca s’est passé ce jeudi, dans la manifestation parisienne. Le Front de gauche, c’est-à-dire l’alliance du Parti communiste et du Parti de gauche créé à l’automne dernier par Jean-Luc Mélenchon, est omniprésent.
Pas une rue empruntée par le cortège qui ne soit bardée d’affiches siglées FDG aux slogans évocateurs : « casse-toi pauv’ con » en direction de Nicolas Sarkozy, « Non au travail le dimanche ». Histoire de montrer la présence du Front sur le terrain emblématique des luttes sociales, quelques mois avant le premier baptême du feu pour le jeune parti : les élections européennes.
L’effet visuel est renforcé par les nombreux militants qui distribuent des tracts, et par plusieurs stands disposés le long du boulevard du temple, là où la manifestation s’est élancée.
Jalousie
Cette omniprésence indispose bon nombre de militants socialistes, dont la présence statique, pour le coup, n’est signalée que par quelques banderoles et un ballon blanc. « Bah, ils démarrent, il faut bien qu’ils se fassent connaître, raille Sylvette, militante au parti de la rose depuis 1976. Mais nous sommes différents : nous cherchons à proposer, eux ils veulent juste protester ». « Toutes ces affiches et ces tracts, c’est de la com’. Le Front de gauche tombe dans un travers sarkozyste » analyse Michel.
Elise, adhérente PS dans une section du Val d’Oise depuis quatre ans, regrette que le parti socialiste ne soit pas capable d’avoir la même force de frappe que le Front de gauche, en dépit de ses militants plus nombreux : « On ne voit pas le PS dans les manifs. Pas étonnant que les gens estiment que la principale opposition au pouvoir, c’est l’extrême gauche ! ».
Le Parti socialiste sera-t-il miné aux Européennes par la dynamique du Front de gauche ?
Il est un tabou français dont l’existence scandalise encore les inconditionnels des Etats-Unis : le comptage ethnique. Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, est chaud partisan de ce décompte de la population en fonction de son origine, de sa couleur de peau. Son argument ? Cela permettrait d’être plus efficace dans la lutte contre les discriminations. Pour combattre un phénomène, il faut le quantifier, nous dit-il.
Or ce raisonnement est aussi fallacieux que le comptage ethnique est dangeureux :
1 – Tout d’abord parce que la statistique ethnique ouvre la porte à la discrimination positive. Ou du moins elle permet aux apologètes de l’affirmative action de mettre un pied dans cette porte, porte ouverte à toutes les dérives. Et l’exemple vient d’en haut : Nicolas Sarkozy, en 2004, n’avait-il pas revendiqué la décision de nommer un « préfet musulman », Aïssa Dermouche ? Ca fait toujours plaisir d’être choisi pour ses qualités… A quand le constat que les nains, les gens du voyage, les homosexuels et les unijambistes sont sous-représentés dans le corps préfectoral ?
2 – Ensuite, cette lubie du comptage ethnique a le désagréable désavantage d’ignorer le racisme social, qui est sans doute plus souvent à l’œuvre qu’on ne le croit.
La candidature du jeune Khaled est-elle seulement rejetée parce que son prénom n’est pas dans le calendrier, ou parce que son adresse n’est pas à la bonne page du bottin ? Car il ne faut pas s’illusionner : à l’heure de la « diversitude » obligatoire, les grandes entreprises n’ont qu’un rêve : trouver le parfait candidat noir ou arabe qui leur permette de prouver au monde entier leur ouverture et leur modernité (type casting Chloé Mortaud) ; les fils d’ambassadeurs africains ont rarement du mal à trouver un travail.
On oublie souvent de dire que dans le monde professionnel, ce qui dessert les candidats venus « de l’autre côté du périph », ce n’est pas seulement la couleur de peau, mais aussi la maîtrise des codes sociaux, d’un langage spécifique, du « savoir-faire relationnel ».
3 – Enfin parce que le comptage ethnique s’inscrit à revers de la modernité (modernité dont s’auréolent d’ailleurs souvent les antiracistes de profession). Car en effet, en ces temps de métissage, de multiculturalisme, comment obliger une personne à se « caser » dans une catégorie : noir, blanc, marron ? Les recensements par « race », fussent-ils bordés des meilleures intentions, ne rappellent pas que des bons souvenirs…
Ethniciser le phénomène des discriminations, c’est donc taper à côté du problème, stigmatiser ceux que l’on prétend aider, et surtout fissurer encore un peu plus la société française. Il n’est pas anodin, enfin, de constater que le comptage ethnique rassemble parmi ses supporters aussi bien les organisations communautaires – type CRAN- que les opposants psychorigides à l’immigration, comme Yvan Rioufol du Figaro.
Frédéric Says
Article paru initialement sur le blog Tabous du monde
La nouvelle campagne de communication de Msn prend des allures de clash entre le papa du web (Msn appartient à Microsoft) et la jeune pousse Facebook.
« Discutez avec vos VRAIS amis », dit la pub internet, ou encore « vos VRAIS amis sont là ».
Allusion sans concession au réseau social Facebook, où la liste de contacts, pardon de « friends », comprend en général une flopée de collègues de bureau, ainsi qu’un type au nom énigmatique dont vous ne savez toujours pas s’il s’est planté en vous ajoutant, voire le thon de la classe de CP-CE1 qui vous a retrouvé… (« slt !!! ke devien tu ? »). Bref, tous et n’importe qui.
Cette contre-attaque publicitaire a pour but de contrer la fuite des utilisateurs de Msn vers Facebook, qui remplit désormais les mêmes fonctions que son aîné : boîte de réception et tchat.
Malgré ces piques, Microsoft – qui détient 1,8% du capital de Facebook – n’hésite pas à pomper la recette du site communautaire.
Msn a lancé ces derniers mois la possibilité pour chaque utilisateur de se créer un « profil », et d’ajouter d’autres profils à son réseau…









