Zoon Ekonomikon

14th mars
2009
written by fredsays

 

La nouvelle campagne de communication de Msn prend des allures de clash entre le papa du web (Msn appartient à Microsoft) et la jeune pousse Facebook.

Une campagne de com' agressive, diffusée depuis cette semaine par Microsoft.

Captures d'écran

« Discutez avec vos VRAIS amis », dit la pub internet, ou encore « vos VRAIS amis sont là ».

Allusion sans concession au réseau social Facebook, où la liste de contacts, pardon de « friends », comprend en général une flopée de collègues de bureau, ainsi qu’un type au nom énigmatique dont vous ne savez toujours pas s’il s’est planté en vous ajoutant, voire le thon de la classe de CP-CE1 qui vous a retrouvé… (« slt !!! ke devien tu ? »). Bref, tous et n’importe qui.

Cette contre-attaque publicitaire a pour but de contrer la fuite des utilisateurs de Msn vers Facebook, qui remplit désormais les mêmes fonctions que son aîné : boîte de réception et tchat.

Malgré ces piques, Microsoft – qui détient 1,8% du capital de Facebook – n’hésite pas à pomper la recette du site communautaire.

Msn a lancé ces derniers mois la possibilité pour chaque utilisateur de se créer un « profil », et d’ajouter d’autres profils à son réseau…

6th mars
2009
written by fredsays

J’aimerais qu’on m’explique enfin à quoi sert Patrick Devedjian au ministère de la relance. Sinon à avoir libéré la place à l’UMP pour Xavier Bertrand, chargé lui, justement, de la relance du parti présidentiel avant les européennes et les régionales.

J’aimerais que tous les sophistiqués sophistes ultralibéraux, ceux qui nous expliquaient que toute entrave à la liberté absolue du marché n’allait pas « dans le sens de l’Histoire », ces Jean-Marc Sylvestre, ces Sophie de Menthon, reviennent sur les plateaux nous dire ce qu’ils pensent de l’Etat maintenant qu’il a sauvé leur fonds de commerce (sur le principe de privatisation des profits, nationalisation des pertes).

J’aimerais d’ailleurs savoir pourquoi tous les défenseurs de l’initiative et de la liberté individuelles sont en général les plus prompts à penser de manière grégaire ?

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Frédéric Says

27th février
2009
written by fredsays

DEPUIS TOULOUSE, par MARC DE BONI
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« Je suis là par solidarité et pour que la vérité jaillisse », lance sans sourciller Jean-Luc Moudenc, maire (UMP) de Toulouse de 2004 à 2007, et actuel chef de l’opposition municipale. “Il ne faut pas politiser cette affaire comme tente de le faire M. Cohen (maire actuel, PS) en inscrivant la ville au rang des parties civiles“, ajoute le successeur de Douste-Blazy. La pique est lancée, en toute hypocrisie.

Car en fait d’instrumentalisation, le donneur de leçons aux airs pincés de playmobil n’est guère crédible.

Jean-Luc Moudenc, en 2006.

Jean-Luc Moudenc, en 2006.

Il n’avait pas hésité, deux jours plus tôt, à rejoindre la petite “marche pour le souvenir“, organisée à l’appel de cinq associations de sinistrés. La cinquantaine de marcheurs, quelque peu déçus de la faible affluence, ont compensé leur peine en passant abondance de pommade dans le dos du bon Moudenc. Des “Bonjour monsieur le maire“, et autres “merci d’être venu monsieur le maire” fusent parmi les marcheurs –essentiellement des retraités, ravis d’avoir une demi célébrité locale en tête de cortège. Echange de bons procédés : Jean-Luc Moudenc, patient, écoute leurs plaintes et lèche leurs plaies – avec une belle langue de bois. Le public est conquis.

Le paysan ratisse

Peut-être est-ce pour cela que José Bové a préféré ne pas rejoindre la marche. Sa présence, aux relents de récupération « gauchiste », ne plaît guère aux marcheurs. Le trublion de Millau, tête de liste pour “Europe écologie” dans le sud-ouest aux prochaines européennes, tenait simultanément une conférence de presse, au bar “Le Bijou”, en bordure du parcours des sinistrés.

Le faucheur volontaire n’a pas hésité, lui, à mettre les pieds dans le plat politique : “Le procès AZF, qui s’ouvre au moment où le salon de l’agriculture se tient à Paris, pose des questions de choix de société de grande ampleur“. En bon paysan AOC, il critique le recours aux fertilisants chimiques, comme ceux qui étaient produits à AZF, et pointe les carences de la politique industrielle comme de l’aménagement du territoire.

Comme le prouve l’incident de Londres en 2005, l’Europe compte des centaines d’AZF potentiels. Il faut mener une réflexion de fond sur nos modèles industriels”, conclut le moustachu pour lancer sa campagne. Mission accomplie. Et oui, dès qu’il y a des caméras, les zoon politkon ne sont pas loin. Sans qu’on puisse démêler la part d’opportunisme obscène là-dedans. Avec José, on sait jamais si c’est du Larzac ou du cochon…

17th février
2009
written by fredsays

D’Yves Jégo à Nicolas Sarkozy : le changement de braquet opéré avec l’intervention du Président en personne montre à quel point la crise antillaise devient aiguë.

Il faut dire que l’équation est compliquée pour le pouvoir.

Scénario 1 : l’Etat ne lâche rien, et va au-devant d’une rébellion généralisée à l’ensemble de l’Outre-mer, voire au-delà.

Scénario 2 : L’Etat lâche prise, éteint l’incendie en arrosant les îles de fonds publics, et prend le risque de créer un nouveau front social… en métropole ! Sur le principe du « ils ont réussi, pourquoi pas nous ».

Cette crise de l’Outre-mer, que Paris n’a pas vu venir, pourrait donc très mal se finir pour l’exécutif. Et se traduire par un nouveau recul, après ceux que Nicolas Sarkozy a déjà consenti sur les fronts scolaires et universitaires. À croire que la méthode « rupture » est impossible. Depuis des décennies, nos présidents font campagne sur le changement, sur la fermeté, avant de bien vite ranger le fer au fourreau devant les cortèges et les banderoles. Et déjà, les mutins de Fort-de-France ont fait muter Nicolas Sarkozy, qui se chiraquise à vue d’oeil.

  • Celui qui voulait imposer le principe de responsabilité à tous les fonctionnaires –donc aussi aux ministres- nomme des médiateurs, chargés de faire le travail dans l’ombre au mépris de la fameuse « transparence ».
  • Celui qui voulait en finir, aussi, avec la technocratie et la « commissionite » propose comme réponse à la crise antillaise un… Comité interministériel de l’Outre-mer.

Le gouvernement tout entier est donc désormais enfermé dans le piège –certains esprits peu courtois jugeraient que les Dom représentent pour Sarkozy sa talonnette d’Achille.

Ah oui, dernière caractéristique de la politique chiraquienne : le repli en rase campagne, après avoir bombé le torse. A quand ?

Frédéric Says

pressebook

12th janvier
2009
written by fredsays


Le deuxième plan de relance est un peu le Godot de Beckett. A force de l’attendre, d’en parler, il pourrait finalement ne jamais venir. Plusieurs raisons s’opposent, politiquement, à la mise en place de ce deuxième plan.


D’abord, il décrédibiliserait ce qui était présenté en grande pompe comme LE plan de relance. Ultime et massif, indispensable et salvateur. Pour mémoire :

Comment, en effet, annoncer au mois de décembre qu’on consent à un effort jamais vu, à la limite de nos moyens, usant toutes nos marges de manoeuvres; pour expliquer en janvier que le “massif” plan de décembre n’était peut-être pas aussi bien que ça et qu’il en faut un autre ?

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