Archive for janvier, 2010

jan 05 2010

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afontaine

Sigur ros, star cachée en Iran

Filed under Quoi de neuf ?

Si je me suis un peu éloignée de mon ordinateur pendant les fêtes de fin d’année, j’en ai profité pour me réfugier dans les salles obscures. Au programme : Les Chats persans. Je ne vais pas dédier ce post à une critique du film car je serais hors propos.

Negar et Askan, accompagnés de leurs musiciens

Negar et Askan, accompagnés de leurs musiciens

Je mentionne ici ce film, qui a été tourné clandestinement avant les émeutes post-électorales, car Askan, le chanteur et claviste du groupe de rock protagoniste, alors qu’il sait secrètement qu’il n’aura pas ce visa, raconte à ses copains que si un jour il arrive à partir, il veut voyager jusqu’en Islande pour voir sur scène son groupe cultissime, Sigur Ros. Pour lui, c’est un rêve, et moi qui me suis trouvée en face du batteur, je n’ai pas réussi à défendre mon bout de gras jusqu’au bout. Je ne sais pas ce que j’aurais répondu à Askan si de son vivant, il m’avait annoncé son rêve, moi qui étais restée sur ma faim, lorsque j’avais vu Sigur ros à Paris, il y a deux ans.

Je vous encourage cependant à aller voir le film car le réalisateur nous offre une réalité qui ne nous est pas souvent racontée dans les médias même si je n’arrive pas trop à déceler sa finalité. Est-ce que Bahman Ghobadi veut répertorier les groupes de musique underground ou veut-il se concentrer exclusivement sur le groupe de rock protagoniste, formé par Negar et Askan, qui doit se procurer une autorisation de quitter le territoire. Le film regroupe les deux aspects mais les fait se chevaucher d’une manière bancale à mon goût.

Je ne veux pas paraître trop sévère, sachant que le film a été tourné en 17 jours seulement, le plus discrètement possible, ce qui explique parfois les cadrages flous, les mises au point maladroites par moment.
Mais c’est clair que ces jeunes iraniens partagent la même passion que moi pour la musique underground et la musique indépendante, sauf qu’ils sont obligés de le faire dans la clandestinité la plus stricte, ce qui les rend d’autant plus méritants.

En tout cas, le jour où Sigur Ros pourra se produire librement en Iran, ça voudra dire que le pays aura fait un grand pas en avant. Un pas qui paraît loin, si on en croit un certain diplomate américain de l’ambassade américaine à Paris. James Niller, que j’ai rencontré aujourd’hui, craint que les manifestations n’empirent encore plus la position du gouvernement dans sa course à l’armement nucléaire.

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