août 24 2010
Les geysers ne sont plus aphones !
Ils n’ont fait que de me crier dessus cet été, me rappelant à l’ordre de tenir à jour ce blog, je ne les ai malheureusement pas assez écoutés. Je vous prie tous de m’excuser pour cette absence prolongée pendant juillet et août, mais stage, loin d’Internet, oblige.
En ouvrant les messages concernant mon blog, j’ai pensé, oh chouette, beaucoup de personnes laissent des commentaires. Grosse désillusion à la lecture : ils voulaient tous me vendre des lunettes de soleil Chanel ou me persuader qu’il faut légaliser le cannabis ou de livrer les secrets de mon compte bancaire sur best-finance.blog,…
Bref, je suis doublement désolée, car je n’ai pas tenu mon rôle de partageuse-des-blons-plans-islandais-en-France. Un jour de fin de juillet, entre deux flashs sur France info, j’ai vaguement entendu parler de Haukur Tómasson, le compositeur islandais contemporain. J’avais raté le début de l’émission, mais oops, ils avaient annoncé qu’il allait jouer dans le cadre du festival Foneo (Forum of new european opera), à l’Abbaye de Pontlevoy, dans le Loir-et-cher. So so, hum, la date est passée bien sûr (19 juillet – 1er août), mais il est encore temps de profiter de ses envolées sombres et vertigineuses, à la flûte, comme au piano.
Sur certaines photos, il a un faux air de Bill Gates, mais nous avons à faire à un autre genre de génie : un virtuose globe-trotter. Il a étudié la musique à Reykjavík, Köln (Allemagne), Amsterdam, San Diego.
A 50 ans, il a composé six pièces pour orchestre, trois concertos et un opéra de musique de chambre Gudruns 4th Song, pour lequel il a reçu le Nordic Council Music Prize, en 2004, apparemment la meilleure récompense qu’un musicien nordique puisse obtenir.
Sur son site, on peut écouter quelques extraits, trop peu nombreux et courts. Voici déjà un aperçu avec un concerto pour flûte et orchestre, qui date de 1997.
Sur certains extraits, comme sur les deuxièmes et troisièmes mouvements de Dyyrii, on pourrait croire à des influences asiatiques avec les cymbales qui résonnent au loin, comme des gongs chinois. Comme je disais un globe-trotter, car dans le morceau de la vidéo ci-dessus, au bout de 2min 30, on a plutôt l’impression que des troupes russes ou allemandes, au goût de chacun, sont en train d’entrer dans une ville pour l’anéantir par la suite, puis règne cette atmosphère de peur, de frayeur, plus personne dans les rues, juste une odeur de mort. Et puis un oiseau (vers 4min 16), un peu comme avec la flûte de Pierre et le loup, ose voler en batant doucement et prudemment des ailes, pour vérifier si les autres peuvent sortir. Un peu aussi à la West side story où les Jets jettent un oeil dans la rue pour voir s’ils peuvent oser sortir la tête, comme après une bataille.
Pour ceux qui aiment à imaginer des scènes oppressantes de films d’horreurs, on peut commander ses albums sur amazon ou ceux des autres qui interprètent ses morceaux, comme sur Nordic spell, une compilation de la flûtiste Sharon Bezaly.
Au passage, je précise que certains de ses albums sont sortis sur le label 12 Tonar, le même qui a distribué le premier album d’Olof Arnalds. En parlant de cette perle islandaise, son dernier album est sorti. Très bientôt sur ce blog, je vous ferai part de mes sentiments, comme ceux dont j’ai été envahi après l’écoute de Go, premier album solo de Jonsi, que j’ai promis de chroniquer. D’ores et déjà, marquez sur vos agendas que Olof Arnalds revient en France au début de l’automne !!!









