mar 17 2010

afontaine

Seabear réchauffe les choeurs

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Voilà encore une preuve que l’Islande a des dons exceptionnels pour procréer des musiciens inédits. Avec son deuxième album, We built a fire, Seabear s’inscrit dans la cour des grands geysers de musique et surtout dans mes coups de coeur de début d’année.

Seabear autour du feu

Trois ans après la sortie de leur premier album, The ghost that carried us away, les membres de Seabear ont indéniablement mûri. Non pas que leur premier opus est immature. Au contraire, je trouve qu’il comporte une fraîcheur plus que positive. La légéreté du rythme me donne l’impression qu’ils ont enregistré dans les champs, pour donner un côté bucolique à leur musique. Summer Bird Diamond est à mon goût excellente. La douceur du xylophone qui accompagne le sifflement des oiseaux met forcément de bonne humeur. Bien des fois en l’écoutant le matin, j’ai gardé l’air toute la journée.

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We built a fire est nettement moins naïf. Derrière cette évolution se cache peut-être la marque de l’expérience qu’a acquise Sindri Már Sigfússon, auteur de cette joyeuse bande de folk-minimaliste. Après le succès de son album solo, sous le pseudo de Sin Fang Bous,  le musicien islandais revient donc auprès de sa formation d’origine avec plus de gravité. Sa voix est plus discrète que sur le premier album et l’ambiance générale s’en retrouve plus planante.

Dès la première piste (Lion face boy), l’oreille se régale : pour la première fois, le groupe utilise des cuivres et un accordéon.

Avec I’ll build you a fire, Seabear inscrit son deuxième album dans une pop plus douce, surtout avec l’omniprésence de la guitare électrique et de la batterie. Seul le violon vient casser un peu le rythme.

Un clip qui me fait tantôt penser au projet Blair witch, tantôt aux pochettes de Nouvelle vague, et surtout à la pochette d’un des albums de Marissa  Nadler, où l’Américaine se ballade au milieu des morts et des vivants.

Mais pour moi, la richesse de cet album réside avant tout dans la rythmique, et la rupture de rythme toujours finement amenée. Dans Fire dies down, par exemple, quelques arpèges de piano dans les aigüs, les glissés de doigts sur les cordes de guitare et la mélancolie du violon font petit à petite place à une rythmique plus pop-folk.

J’ai écouté le cd pour la première fois d’une traite, et contrairement au premier, peu de mélodies me sont restées en tête. Je vous recommande d’écouter et de réécouter l’album pour plutôt disséquer la richesse des voix d’instruments.

Vous pouvez déjà remplir la case du 20 mai de votre calendrier. Seabear sera en concert au Point Ephémère (Paris).

Voici la tracklist de We built a fire, dont les deux pochettes font assez penser celle d’Arab strap (je ne manquerai pas de leur demander d’où ils tirent ce dessin, si je peux les rencontrer sur Paris !):

We built a fire

01. Lion Face Boy
02. Fire Dies Down
03. I´ll Build You A Fire
04. Cold Summer
05. Wooden Teeth
06. Leafmask
07. Softship
08. We Fell Of The Roof
we built a fire 209. Warm Blood
10. In Winters Eyes
11. Wolfboy

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fév 20 2010

afontaine

Le son islandais mugit à Paris

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Vite, vite, saisissez les dernières places pour aller voir Mugison à La Maroquinerie à Paris, dimanche soir. Ce déjanté de 33 ans, avec sa barbe de bucheron, manie l’acoustique (avec beaucoup de violons et violoncelles), une voix tantôt punk, tantôt mélancolique avec brio.

mugison

Mugison sera en concert avec les Américains de Tune Yards et les Anglais Mumford&Sons.

Entrée à partir de 19h30, à la Maroquinerie (23, rue Boyer, Paris 20e). Réservation ici.

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fév 07 2010

afontaine

Benni Hemm Hemm, moi j’aime

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J’avais d’abord pensé par commencer avec une super blague sur Benni Hemm Hemm et Pony Pony Run Run, mais les Angevins-Nantais ont complètement cassé ma blague en ayant la bonne idée d’ajouter une syllabe de trop…

Alors, je préfère laisser tomber.

ça y est, me voici donc sortie de ma période d’hibernage…je suis impardonnable car je ne vous ai pas non plus souhaité tous mes meilleurs voeux musicaux pour 2010. Mais, je me rattrape ! J’arrive avec tout plein de nouveautés, pour tous les goûts.
A commencer par Bonni Hemm Hemm et son EP (Retaliate), qui devrait sortir en avril. C’est un peu tôt vous me direz pour en parler, mais la date de la sortie de l’album vient d’être annoncée alors je tenais à vous mettre au courant.

Quand j’ai lu pour la première fois le nom à haute voix, j’ai tout de suite pensé au “hum, hum” que j’utilise quand je doute ou que je suis sceptique à propos d’une histoire.

Je ne me suis pas arrêtée à cet a priori et en quelques secondes, le garçon m’a saisie !

J’ai pensé que cette photo vous donnerait envie d’en connaître un peu plus sur le personnage :

benni hemm hemm

Benni Hemm Hemm est-il un artiste terrifiant ?

D’accord, je l’ai assimilé à un gnark, gnark de douce vengeance, ceux dont les pensées seront moins perfides pourront très bien imaginer un fou rire. Bon, pour ne pas lui coller une mauvaise image, quand je regarde son visage en entier, je trouve qu’il ressemble à Daniel Brühl, l’acteur principal de Good Bye Lenin.

En tout cas, si on se fie aux bruits qui courent sur ce dernier EP, Retaliate, 3e du nom, on devrait entendre parler de talibans sûrs d’eux, de paresseurs pionniers, des histoires de concierge et des vampires assoiffés de sang…

Plus sérieusement, l’EP sera composé de cinq morceaux, avec des paroles en anglais seulement, contrairement aux précédents. Cette option du tout anglais s’accompagne d’un changement de cap dans son style de musique.

Quand Benni Hemm Hemm, pour les moins intimes Benedikt H. Hermannsson, a commencé à tourner dans le monde, en 2005, après la sortie de son album éponyme, il pouvait parfois rassembler jusqu’à 40 musiciens sur scène. Avec beaucoup de cuivres et de percussions pour accompagner les cordes de base. Un brass band, un peu à la Beirut avec de l’islandais et la guitare à la place du ukulélé.


#47.2 – Benni Hemm Hemm – Brekkan
envoyé par lablogotheque. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Après il a franchi une étape en se voyant ouvrir les portes du studio d’enregistrement de Sigur Ros en Islande, pour fabriquer son deuxième album : “Kajak”.

L’Islandais semble ici avoir mis de côté ses racines pour utiliser ses influences anglaises. Du moins, celle d’Ecosse et d’Edinburgh, où il a entièrement confectionné “Retaliate”. Le changement, d’après le premier morceau diffusé sur myspace, s’illustre par une plongée dans le registre folk, avec beaucoup de guitare. ‘Retaliate’, le premier extrait de l’EP est extrêmement reposant, comme si Benni Hemm Hemm venait nous murmurer les mots à l’oreille. La partie musicale me fait beaucoup penser à la BO de Into the Wild, à une musique que tu as envie d’écouter en fermant les yeux, ou dans un grand espace où tu surplombes le paysage. Pour moi, le Benni Hemm Hemm qui chante en anglais est cette fois beaucoup plus proche de José Gonzales que de Zach Condon. Le ton calme de la chanson tranche bien avec le titre (Retaliate = réagir, se venger). La musique ne transmet pas tellement l’envie de secouer la personne à laquelle le chanteur s’adresse. Quant aux paroles, et c’est là que je lève un carton jaune à Benni Hemm Hemm, elles sont  difficilement compréhensibles. Peut-être est-ce à cause de mes lacunes en anglais, ou parce que Benni Hemm Hemm n’articule pas beaucoup mais je n’ai réussi à capter que quelques morceaux de phrases qui rappellent l’idée de vengeance : “it’s time to fight back”, “please be a part of this”. Je pense que le fait que deux voix soient superposées ne m’aident pas non plus. Enfin, je lui ai envoyé un mail pour récupérer les paroles. Je vous éclairerai plus si j’ai une réponse. 

Toujours est-il que cette fois, il n’aura pas fait appel à 40 personnes car il a joué la plupart des instruments. Il a juste sollicité des musiciens pour la contrebasse, la trompette et le cor. Une production qui s’annonce plus intimiste.


Il ne me reste plus qu’à attendre le jour où l’EP sortira pour vérifier si cette ambiance aussi intimiste perdure ! Bonne écoute

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jan 05 2010

afontaine

Sigur ros, star cachée en Iran

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Si je me suis un peu éloignée de mon ordinateur pendant les fêtes de fin d’année, j’en ai profité pour me réfugier dans les salles obscures. Au programme : Les Chats persans. Je ne vais pas dédier ce post à une critique du film car je serais hors propos.

Negar et Askan, accompagnés de leurs musiciens

Negar et Askan, accompagnés de leurs musiciens

Je mentionne ici ce film, qui a été tourné clandestinement avant les émeutes post-électorales, car Askan, le chanteur et claviste du groupe de rock protagoniste, alors qu’il sait secrètement qu’il n’aura pas ce visa, raconte à ses copains que si un jour il arrive à partir, il veut voyager jusqu’en Islande pour voir sur scène son groupe cultissime, Sigur Ros. Pour lui, c’est un rêve, et moi qui me suis trouvée en face du batteur, je n’ai pas réussi à défendre mon bout de gras jusqu’au bout. Je ne sais pas ce que j’aurais répondu à Askan si de son vivant, il m’avait annoncé son rêve, moi qui étais restée sur ma faim, lorsque j’avais vu Sigur ros à Paris, il y a deux ans.

Je vous encourage cependant à aller voir le film car le réalisateur nous offre une réalité qui ne nous est pas souvent racontée dans les médias même si je n’arrive pas trop à déceler sa finalité. Est-ce que Bahman Ghobadi veut répertorier les groupes de musique underground ou veut-il se concentrer exclusivement sur le groupe de rock protagoniste, formé par Negar et Askan, qui doit se procurer une autorisation de quitter le territoire. Le film regroupe les deux aspects mais les fait se chevaucher d’une manière bancale à mon goût.

Je ne veux pas paraître trop sévère, sachant que le film a été tourné en 17 jours seulement, le plus discrètement possible, ce qui explique parfois les cadrages flous, les mises au point maladroites par moment.
Mais c’est clair que ces jeunes iraniens partagent la même passion que moi pour la musique underground et la musique indépendante, sauf qu’ils sont obligés de le faire dans la clandestinité la plus stricte, ce qui les rend d’autant plus méritants.

En tout cas, le jour où Sigur Ros pourra se produire librement en Iran, ça voudra dire que le pays aura fait un grand pas en avant. Un pas qui paraît loin, si on en croit un certain diplomate américain de l’ambassade américaine à Paris. James Niller, que j’ai rencontré aujourd’hui, craint que les manifestations n’empirent encore plus la position du gouvernement dans sa course à l’armement nucléaire.

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déc 30 2009

afontaine

Les détails de la rencontre entre Dean DeBlois et Sigur ros

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Après la trêve hivernale de Noël, je reviens vers vous avec une vidéo en guise d’étrenne pour cette année 2010 qui approche. Voici donc la suite de la soirée consacrée au cinéma de Sigur ros à Paris en novembre dernier. J’ai donc rencontré le réalisateur du documentaire Heima, Dean DeBlois, qui raconte quelques anecdotes sur le groupe, la première fois qu’ils se sont vus, la façon dont ils travaillent…Avec son humour de Canadien, il commente quelques images du film et leur signification pour le groupe.

Je vous prie de m’excuser pour le temps qu’il m’a fallu pour mettre en ligne cette vidéo, mais je cherchais à améliorer le son, sachant que je ne suis pas du tout experte en la matière. J’espère que vous en profiterez tout de même.


Rencontre avec Dean DeBlois
envoyé par cfjvideo. – Clip, interview et concert.

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déc 11 2009

afontaine

Enfin la vidéo tant attendue de la soirée Sigur ros

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“La vie est un miracle”, comme dirait Emir Kusturica. Eh bien c’est le cas pour moi ce soir ! Après deux semaines de combat pour exporter ma vidéo, je peux enfin la mettre sur mon blog. Je ne vais pas retracer tous les obstacles mais il faut croire que mon ordi n’est vraiment pas performant. Du coup, de développeur web en expert de la vidéo sur Internet, c’est l’ingénieur son d’Altermusica qui m’a sauvé la vie, mon ange Gabriel…

Bref les problèmes techniques étant résolus, je vous laisse profiter, ou découvrir pour d’autres, les interventions de Orri Pall Dyrason, John Best et Dean DeBlois en personne ! 


Soirée cinéma de Sigur ros à Paris
envoyé par cfjvideo. – Regardez plus de clips, en HD !

Comme je n’ai pas retenu toutes les interventions je compléterai cet article de main. La vidéo de l’interview de Dean DeBlois devrait suivre bientôt avec plein de petites anecdotes sur le groupe.

Profitez !

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déc 08 2009

afontaine

“Go” for Jonsi le 22 mars prochain

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Je suppose que vous devez tous être en train d’attendre les vidéos de la soirée “cinéma de Sigur ros” à Paris…je voulais vous rassurer, ça va venir, apprentie camérawoman que je suis, j’ai quelques problèmes techniques à exporter la vidéo.

Jónsi Birgisson

Jónsi Birgisson entame une carrière solo.

Alors au cours de l’échange publique qui a eu lieu le samedi 28 novembre à Paris, John Best nous a annoncé que Jonsi venait juste  – la veille – de terminer l’enregistrement de son album solo. Et que la sortie était prévue pour le printemps. J’ai maintenant plus de précisions : l’album devrait sortir le 22 mars prochain. “Go” sera le titre de l’album, comme un nouvel élan dans sa carrière. Jonsi avait créé beaucoup de morceaux qui ne correspondaient pas forcément à l’esprit “Sigur ros” donc il les expose enfin dans son album solo.  Gros changement en vue : Jonsi troque le Vonlenska (alias Hopelandic) contre l’anglais…un mythe qui s’effondre. On verra. Il avait apparemment prévu d’oeuvrer dans le discret, l’acoustique, comme il l’a déclaré : “à un moment ça a débordé”. Du coup l’album devrait mélanger le pop, le rock, le folk, l’ambient, l’électronique. Nico Muhly qui a notamment travaillé avec Björk, Anthony & The Johnsons a prêté main forte à Jonsi en ajoutant des cordes, basse, des instruments à vents.

Autre petite nouvelle : la sortie de l’album devrait être suivie d’une tournée en 2010. Plus d’infos sur l site www.jonsi.com. Je trouve que les vidéos ne donnent pas beaucoup à voir le projet car elles ne sont pas très nombreuses et ne montrent aucun visage mais au moins on saura qu’une valise aura été utilisée pour les bruitages.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Voici un premier extrait de l’album, ‘Boy Lilikoi’.  Pour votre gouverne, ‘Lilikoi’ est le terme hawaïen pour ‘fruit de la passion’. C’est clair que ça donne un bon avant-goût du mélange des genres pour lequel a opté Jonsi.

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nov 30 2009

afontaine

Une soirée passée à traquer Orri Pall Dyrason

Un membre de Sigur ros à Paris : WOOOOOOOOOOOW ! Bien sûr ce fut ma réaction : c’est géant, il ne faut surtout pas rater ça! Sauf que ça donne quoi quand le dit-porte-parole du groupe le temps d’une soirée parisienne est tout sauf bavard ? Une légère dose de frustration… heureusement que Dean DeBlois était là !

Orri Pall Dyrason, Dean DeBlois, John Best et Vincent (l'interprète)

Orri Pall Dyrason, Dean DeBlois, John Best et Vincent (l'interprète)

Tout a commencé un certain 11 novembre, lorsque je découvre que le batteur de Sigur ros sera à Paris pour une soirée cinéma deux semaines plus tard. Ni une, ni deux, je saute sur le téléphone et demande une interview de Orri Pall Dyrason et de Dean DeBlois, le réalisateur de Heima. La gentille Peggy me répond que personne n’a encore demandé d’interview donc ça ne devrait pas poser de problème. Seule mise en garde : “ils arriveront certainement jeudi ou vendredi, donc si vous pouvez être libre à ce moment…” Pas de problème, lui répondis-je. Que ne ferais-je pas pour décrocher l’exclusivité…

Que nenni, deux semaines, puis jeudi, vendredi passent et le jour j arrive. Toujours pas d’horaire fixé pour la rencontre avec l’invité-vedette. Je décide donc de me présenter un quart d’heure avant le début des festivités. A 18h45, je retrouve Peggy, chef d’orchestre de la soirée. Moment de terreur : “Nous avons eu tellement de demandes d’interviews que nous les avons toutes refusées“…mais ouf “vous êtes la seule dont on a traité la demande, en plus vous étiez la première“. Chouette !!

Je m’installe donc dans l’entrée du cinéma l’Elysées Biarritz, attendant l’élu. Vers 19h30, j’entends les premiers mots en anglais. Peggy me présente John Best, le manager de Sigur ros, et Dean DeBlois. Je commence à discuter avec Dean. Bien sûr le Canadien accepte avec un grand sourire l’idée de l’interview. Bien qu’il vive aujourd’hui aux Etats-Unis, Dean a gardé quelques souvenirs du français, avec l’accent québecois. Il m’informe que Orri est “le plus timide mais que le contact s’est fait très vite”, contrairement à Jonsi (le chanteur), qui est “distrusting“, autrement dit qui ne fait pas confiance facilement. Mais “aujourd’hui, nous sommes très proches“.

Je ne sais pas si Dean a lu de l’inquiétude sur mon visage mais il me propose d’envoyer un texto à Orri. Réponse : “il est d’accord pour faire l’interview“. Dean DeBlois ajoute : “Je préfère vous dire qu’il n’aime pas trop qu’on parle des mots, le hopelandic et tout ça. Dans le documentaire, c’est quand même celui qui parle le moins. En plus, il n’est pas très sûr de son anglais“.

Quelques secondes plus tard, c’est avec John Best, le manager au look des années 70, que j’échange. Confirmation : “Orri est le plus timide” mais infirmation : “Je viens de l’avoir au téléphone, il n’a pas envie de faire d’interview”. Pas du tout ? “Pas du tout”.

Je reste néanmoins sur le qui vive, espérant qu’il accepte de me parler en même temps que Dean DeBlois afin qu’il se sente plus à l’aise. Bref les coups de 20h sonnent, la séance est sur le point de commencer. Comme Dean et John décident d’aller manger, je me dis qu’il vaut mieux que je profite de la projection sur grand écran de Heima. J’avais pourtant regardé le documentaire mardi soir pour préparer les questions, mais impossible de me lasser, à chaque montée en puissance de la batterie je vibre.

Orri Pall Dyrason et son tigre géant

Orri Pall Dyrason et son tigre géant

Mais pourquoi Orri Pall Dyrason n’est-il pas aussi explosif au contact des autres que devant sa batterie ?? Au milieu du film, je sens en moi l’intuition qu’il est arrivé. Je sors de la salle ; effectivement, il est là. Il s’est coupé les cheveux. Il a troqué son tee-shirt “pas de panique” contre un ensemble noir, on ne peut plus sobre. Je le sens plutôt tendu, le tigre floqué sur son tee-shirt noir se met à rugir. Et Peggy qui essaie dans un anglais désespéré de le rassurer : « mais pourtant j’avais demandé les deux versions ». Discrètement elle me raconte que Orri n’est pas content : « on est en train de diffuser une version DVD de Heima alors qu’il voulait la version Bêta. Heureusement les autres vidéos seront diffusées en version bêta. » Eh bien, quel accueil ! Aussitôt Orri va juger de la qualité dans la salle de projection. Honnêtement, même si je ne suis pas une experte en format d’images, je trouve les images diffusées fantastiques et je pense que la plupart des personnes sont venues pour voir le film sur grand écran et entendre un des membres de Sigur ros parler du groupe.

Peggy me dit qu’ils vont aller  boire un pot pour détendre l’atmosphère. Je prends néanmoins l’initiative de me présenter. Je le rassure en précisant qu’il ne s’agit que deux-trois questions, informelles et que l’on peut le faire avec Dean, ce sera aussi sympa. Sa réponse me laisse pensive : “Hum, yeah, hum, maybe, maybe”.

Bref, je laisse passer la tempête et l’interview publique où Orri ne prononce que quelques mots. Je sens que le traducteur est gêné par la longueur des réponses. L’aveu de la préparation du nouvel album tombe mais on n’en saura pas plus. Si Amiina rejouera avec eux ? Il ne sait pas, en tout cas, pas sur le prochain album. Morgan, un des fans venus pour voir ces magnifiques paysages sur grand écran, m’a confié à la sortie de l’interview publique : “il était terrorisé“. Comme me l’avaient annoncé Dean et John, le garçon est plus que timide. Pendant l’échange avec le public, ses mains resteront serrées bien fort. John Best nous apprend quand même que Jonsi vient de finir son album solo la nuit passée.

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A la sortie je retente ma chance mais il est déjà parti manger. Me fuirait-il ? Le manager, lui, plus expansif, me propose de procéder à une interview écrite ultérieurement. Je me résigne donc à les laisser profiter de leur passage à Paris, avec leurs femmes et enfants, car Orri a quand même annoncé qu’il allait être papa en janvier.

Je n’ai pas oublié Dean qui est toujours aussi partant pour l’interview. Dean, qui pourtant possède à son palmarès de sacrées aventures, comme la co-réalisation de Lilo&Stitch, s’est livré à moi spontanément, m’a raconté quelques anecdotes très drôles sur le groupe. En avant-goût, je peux vous dire qu’après un concert de Sigur Ros, Dean s’est retrouvé dans une boîte gay avec Jonsi et celui-ci, bien éméché, a bien marqué la foule.

La vidéo de l’interview publique devrait arriver très prochainement, comme celle de l’interview de Dean DeBlois.

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nov 26 2009

afontaine

Sigur ros fait son cinéma à Paris samedi

Classé dans : Quoi de neuf ?

Rendez-vous à ne pas manquer samedi soir ! Il ne s’agit pas d’un concert mais d’une soirée cinéma. Le batteur de Sigur ros, Orri Pal Dyrason, vient présenter quelques clips du groupe. Le réalisateur de Heima, Dean de Blois, sera également présent. Il a suivi les musiciens de Sigur ros, lors de leur tournée dans les recoins les plus isolés d’Islande en 2006. Ils venaient de tourner en Europe et dans le monde entier et confient dans le documentaire qu’ils avaient bien besoin de retrouver l’air frais d’Islande.

Ci-dessous le trailer de Heima :

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de visiter l’Islande, ce documentaire est un bon avant-goût. Les musiciens de Sigur ros, accompagnés de leurs copines de Amiina, un quatuor de cordes islandais, nous font partager leur concert dans un vieil entrepôt où étaient stockés les poissons, leur répétition auprès d’une petite maison perdue au milieu d’une vaste étendue de pâturages. Les paysages sont plus que magnifiques. Et on a l’impression de découvrir l’Islande en même temps que les musiciens.
Autre grande qualité de ce documentaire : le son ! Il est bien sûr basé sur les concerts du groupe mais il est si parfait, comme s’il avait été poli en studio.

Alors la soirée aura lieu à l’Elysées Biarritz, Paris 8e, à partir de 19h.

Au programme :

- interview publique de Orri Pal Dyrason et peut-être d’un autre membre de Sigur ros. Suspense…avec la présence de Dean de Blois

- projection de Heima et d’autres projets cinématographiques réalisés par le groupe dont : The last Farm (court métrage réalisé par Rúnar Rúnarsson / musique de Kjartan Sveinsson, clavieriste de Sigur Ros) et Hlemmur (film documentaire islandais dont la BO est signée de Sigur Ros)

- quelques clips du groupe seront également diffusés.

Réservations et renseignements sur sinny&ooko.

A samedi soir !

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nov 24 2009

afontaine

Un duo franco-islandais monocorde

Classé dans : Mon avis sur, Quoi de neuf ?

Non, non le titre ne cloche pas. Du moins pour moi ! Sous ce duo, se cache “Lady and Bird“. Serait-ce étonnant pour ce blog, l’oiseau nous vient droit du pays des elfs et n’est autre que Barði Jóhannson, le prolifique producteur, chanteur, compositeur de Bang gang.  Pour la demoiselle on retrouve l’Israélienne Kerenn Ann. La demoiselle s’est fait connaître en France avec son album Not going anywhere.

side3Les deux amis viennent de sortir leur deuxième album : La ballade of Lady and Bird. Je ne peux malheureusement renvoyer vers aucun lien car, sauf mauvaise manipulation de ma part, on ne peut l’écouter sur Deezer. Il faudra certainement comme moi pousser les portes de la Fnac pour espérer en avoir un aperçu (là-bas le changement de piste s’opère au bout de 30 secondes).

Je ne vais donc pas me lancer dans une critique mais vais plutôt vous faire part des premiers sentiments que j’ai eus, et je crois que ça s’arrêtera là car je n’investirai pas dans l’album.

Ce que je trouve dommage, toujours d’après mon écoute abrégée, c’est que la voix de la lady l’emporte sur celle de l’oiseau. Keren Ann a une belle voix langoureuse dans son genre, mais ce ne sont pas forcément avec les extraits de The Ballad of Lady and Bird que j’ai ressenti ce sentiment. Je fais ici plutôt référence à l’album Not going anywhere. Dans cet album elle avait un monde magique, dans lequel on avait l’impression que l’eau coulait à petites gouttes avec l’usage fréquent du xylophone et l’ambiance intime de l’acoustique.

J’en reviens à Lady and Bird, je regrette donc de ne pas entendre plus l’oiseau chanter d’autant que la demoiselle n’évolue pas dans toute sa splendeur. Même si Barði Jóhannson a effectué un virage à 180 °, passant de chouettes bidouillages électroniques à une pop plutôt banale à mon goût, j’aurais aimé l’entendre plus qu’en choeur.

Autre point de désagrément : le fait que les morceaux émanent de leur répertoire respectif et n’aient pas été créés à l’occasion.

Cependant, une grosse différence est à noter avec leur première collaboration qui date de 2006 : The Ballad of Lady and Bird a été enregistré avec l’orchestre symphonique d’Islande. Autant dire une grande qualité musicale. Cet album tranche avec le premier, beaucoup plus proche d’une pop douce, mélodieuse. Je vous laisse juger, la plupart des titres du myspace sont tirés du premier album.

Avant de vous quitter, je ne peux m’empêcher de soulever une drôle de coïncidence. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi cet album s’appelle The Ballad of Lady and Bird alors que la chanson éponyme figure dans le premier album. Certainement un problème d’inspiration…

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