Je reprends enfin la plume, enfin le clavier disons, au milieu d’un emploi du temps bien chargé vu que je navigue entre le CFJ et Sciences Po Lyon. Mais je sais, ce n’est pas une excuse valable, l’actu ne s’arrête jamais !
La petite-info-qui-ne-fait-pas-la-Une-mais-qui-m’a-fait-réagir ces derniers temps, c’est la déclaration de Luc Chatel selon laquelle les manuels scolaires sont promis à la poubelle au profit du tout-numérique en 2012, lu chez Rue89.
Cette mesure fait vraiment débat, mais je ne vais pas en mettre des tonnes et des tonnes (ou plutôt, des tomes et des tomes). Les manuels scolaires sont un des premiers livres qui tombent dans les mains des enfants. C’est avec eux qu’ils prennent (éventuellement) le goût de la lecture, le goût de tenir un bouquin, de tourner les pages… Feuilletter ses premiers livres, c’est sympa, non ? Perdre cette habitude, c’est risquer de creuser la tombe du livre tel que nous le connaissons.
D’un autre côté, le numérique ouvre des possibilités énormes, bien au-delà de celles d’un livre. Je pense à tout le côté interactif, et surtout à cette immense bibliothèque virtuelle qu’est Internet. Après tout, le livre numérique n’est peut-être qu’un livre comme les autres, comme le dit (et l’explique) Pierre-Alexandre Xavier sur son blog. Il ajoute qu’avec les manuels numériques à l’école, finis les cartables bien lourds sur les dos des n’enfants. Il marque assurément un point.


Personnellement, je me situe entre ces deux visions. Il faut vraiment développer le numérique à l’école, utiliser son potentiel à fond. Les enfants sont déjà, pour la plupart, baignés dans la technologie dès le berceau, autant utiliser leurs capacités aussi ! Soit dit en passant, cela suppose de mieux former les instituteurs à toutes les nouvelles technologies. Il y a peut-être du boulot de ce côté-là.
Pourtant, l’école ne doit pas, selon moi, faire totalement l’impasse sur le livre papier. Il est préférable de maintenir une habitude de lecture -papier-, parce que c’est totalement différent de la lecture virtuelle (où on préfère largement les textes courts !) et parce qu’un livre de poche coûte quand même beaucoup moins cher qu’un ordinateur ou un IPhone. Même avec la tendance actuelle des appareils multi-fonctionnels qui peut faire apparaître le livre (qui ne sert qu’à lire, et en plus un seul ouvrage à la fois !) comme ringard…
Et vous, qu’en pensez-vous ? Faut-il définitivement franchir le pas du tout-numérique ou bien conserver l’apprentissage avec les manuels papier ?
Non, il ne faut pas le laisser s’intégrer à l’école surtout pas pendant les cours car c’est un outil de distraction massif. Il est assez difficile de garder son attention avec un tel outil entre les mains, surtout si un réseau wifi traîne dans le coin.
J’en connais plus d’un (moi le premier), qui s’est retrouvé à chatter sur le net tout en faisant croire que j’écoutais.
Par ailleurs, comme tu le signales, l’apprentissage de la lecture est très importante, surtout de la lecture critique. Un enfant vif d’esprit sera plus à même de faire la différence entre les messages de propagande réalisés par un parti quel qu’il soit des messages plus sains et moins dangereux pour l’Homme.
Quid des éventuelles conséquences sur la vue des enfants??? Quand on sait que c’est préjudiciable d’être toujours devant un écran, comment peut-on y penser pour la génération à venir?? Maux de tête, troubles visuels… Non???!!!
Comme toujours, il semble que la modération soit le plus raisonnable…