Balkany au pays des merveilles
Voici une vielle vidéo qui fait remonter les sucs gastriques.
La grande pauvreté en occidentale est une sauvagerie de la civilisation.
Les pauvres, les vrais, ceux qui puent, qui mangent mal, qui dorment bourrés sur le trottoir et qui poussent le dégout jusqu’à donner envie de changer de wagon de métro, ça n’exsite pas, ils sont coupables, on se sent coupables, c’est tabou.
La grande pauvreté en occidentale est une sauvagerie de la civilisation. Les pauvres, les vrais, ceux qui puent, qui mangent mal, qui dorment bourrés sur le trottoir et qui poussent le dégout jusqu’à donner envie de changer de wagon de métro, ça n’existe pas, ils sont coupables, c’est tabou.
Ce ne sont pas des “hommes”, ils sont forcément paresseux, ils ont à coup sûr choisi leur déchéance. C’est sûrement pour ça qu’on les traite comme des bêtes. D’ailleurs, depuis mai 2007, les pauvres n’existent plus, il n’y a que des paresseux, des résidus de mai 68 et des réfractaires au travail.
Au fait, quand ils vous regardent en faisant la manche, détournez les yeux, changez de trottoir. Au pire déniez lui l’aumône d’un air affecté et compationnel, car la pauvreté ça contamine! Ça pénètre de partout, même au cul des églises les jours de messe.
Mais comment peuvent-ils encore exister? Parce qu’avec les dizaines de milliers de logements vides de Paris, il faut vraiment que ce soit fait exprès. Les modestes je vois bien, ça remplit les caisses chez Macdo, ça récure les chiottes des entreprises et ça fait tourner les chaînes de montage. Mais les clodo, ça bosse même pas! C’est à se demander à quoi ça sert un pauvre, un clochard. Et bien justement, à être vu, a faire peur. Ils sont les rappels déambulant du “si tu l’ouvres trop, tu finira comme lui”. Paie donc ton loyer exorbitant, ou prends toi un carton.
Il occupent le rôle ingrat de référence du pire dans l’inconscient collectif. Même pas en bas de l’échelle, en dessous. Le clochard c’est un miroir qui renvoie la perspective de notre propre misère potentielle.
C’est terrifiant ces pauvres bougres qui n’ont plus rien à perdre, pas l’envie de gagner. Il sont les chiures des civilisations, les ratures du système. Sans eux, les gens risqueraient de demander plus, relèveraient leurs standards… Tant qu’il restera un clodo, tu fermeras ton clapet car il y a plus malheureux que toi. Ça doit être pour ça qu’ils ne sont que 2 à 5 000 sur Paris selon l’Observatoire national de la pauvreté. Pour rappel, il existe 136 00 logements vides à paris auquels s’ajoutent 2,6 millions de mètres carrés de bureaux vides.
Une solution? les supprimer, les faire disparaitre tous à coup de logement, d’aide médicale, de réintégration sociale.
Cela ne demanderais pas un si gros effort au Maires de France …
Art. L. 641-1. Sur proposition du service municipal du logement et, sauf dans les communes de l’ancien département de la Seine, après avis du maire, le représentant de l’État dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d’un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d’habitation vacants inoccupés ou insuffisamment occupés en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l’article L. 641-2.
Art. L. 641-2. Sont seules susceptibles de bénéficier des dispositions du présent titre:
-Les personnes dépourvues de logement ou logées dans des conditions manifestement insuffisantes;
- Les personnes à l’encontre desquelles une décision judiciaire définitive ordonnant leur expulsion est intervenue.