Sexual tuning!
Breaking News : voici de l’inédit, du vraiment étrange, au delà du réel même…
En matière de sexe, on connaissait les amateurs de chiens, de chevaux, de poupées, d’aspirateurs, de grand-mères et de tartes au pommes; les fans de peluches, de tenues à thèmes bizarres, de moignons, de légumes, d’outils, de latex et de vinyle… Mais les circonvolutions des esprits déviants de certaines personnes n’ont pas de limite, pour la plus grande joie de Tabous du Monde!
L’alcool désinhibe, c’est connu. Mais certains n’ont pas besoin de boire pour se laisser aller à leur fantaisie.
Le fameux Edward Smith, 57 ans, par exemple. Notre compère, originaire de Washington, se vante à qui veux l’entendre d’avoir entretenu plus de 1000 relations sexuelles depuis ses 15 ans… avec des voitures… et pas que les siennes! Il avoue sans détours avoir convolé avec celles de ses voisins, et même avec certains modèles lors de salons automobiles. L’homme se plaint d’avoir brisé maintes idylles – humaines, celles-ci – pour se consacrer à la mécanique, d’une façon peu académique. Voici 12 ans qu’il ne fricote plus avec la chair.
« Je suis romantique » proclame l’énergumène, qui confesse écrire des poèmes et chanter pour ses amantes mécaniques, et toujours consentantes. Le septième ciel, Edward l’a atteint dans les années 80, au cours d’une folle rencontre avec un hélicoptère. Et ce n’est pas un cas isolé, puisqu’il a rejoint une communauté de près de 500 mechaphiles . « Je ne suis pas malade, je ne fais de mal à personne, je penche seulement pour les voitures », assure t-il.
Si le phénomène reste heureusement marginal, il n’est pas forcément surprenant qu’émerge ce genre de tendances.
Plusieurs magasines de tuning « grand public » n’hésitent pas à exploiter une imagerie à connotation sexuelle, mettant en scène femmes lassives (toujours stéréotypées) et automobiles. Les ados ne sont pas épargnés; GUTS ou ADDICT offrent presque à chaque numéro d’affriolantes double pages du cru… Quand ce ne sont pas d’évocateurs fusils d’assaut qui habillent pudiquement l’intimité des modèles.
Il est plus inquiétant d’imaginer la représentation de la femme idéale que se font les adeptes de ce genre d’esthétique. Elle est « objetisée », lustrée, docile, bien équipée si ce n’est customisée, chère à la pompe assurément, entretenue, jamais en panne et surtout convoitée par les congénères.
On trouve d’ailleurs ces images classifiées sous l’étiquette “Tuning and babes”. Babes: femmes infantilisées, soumises, vulnérables, malléables, propres à satisfaire la volonté de puissance comme à libérer des frustrations quotidiennes des rapports de domination. A l’heure de l’émancipation, ces messieurs se sentiraient-ils déstabilisés? La voiture en tout cas semble un rassurant refuge.
Car tous n’ont pas le mérite de M. Smith, qui assume jusqu’au bout du pot d’échappement son penchant, sans indisposer ni stéréotyper ces dames. Lui au moins, pourra s’acheter -à crédit- l’amour de sa vie s’il le souhaite.
Il serait inutile de s’étendre indéfiniment sur les scabreuses paraboles concernant les grosses voitures, les grands fusils et leurs effets sur une partie de la gent masculine. Place donc, à un savoureux documentaire qui en dira tout aussi long.




mars 11th, 2009 at 0:11
Des stéréotypes sur des prototypes… ou comment rassembler deux fantasmes masculins en un !