Goldorak, Dragon Ball… Des dessins animés japonais qui ont bercé notre enfance, illuminée par le Club Dorothée. Marmots, nous étions loin d’imaginer que dans une galaxie lointaine – le fameux »pays du soleil levant » -, d’autres héros faisaient vibrer les écoliers : Gatchaman, Yatterman et les créations du studio Tatsunoko redécouvertes aujourd’hui grâce au cinéma (Casshern, SpeedRacer) et au jeu vidéo (TatsunokovsCapcom).
L’internaute Manoaplace a réalisé de sympathiques vidéos qui présentent ces personnages méconnus…
Comment faire pour vendre un film asiatique aux Occidentaux ? C’est la question qu’a dû se poser TF1 Vidéo, bien embêté lorsqu’il a fallu lancer Goemondans les bacs. On y répond, à leur façon.
1.Rajoutez un sous-titre. Goemon, un nom exotique, mais ça fait penser à un petit personnage japonais aux cheveux bleus. Mieux vaut appeler le film… The Freedom Fighter ! A mi-chemin entre la guerre en Irak et la grosse baston, le titre a un doux parfum de Jean-Claude Van Damme.
2.Mettez du sang, de préférence étalé un peu partout. Sur le visage du héros, sur son épée. Il faut montrer au spectateur que le sang, ça gicle, et qu’il en aura pour son argent.
3.Noircissez un peu le tout, façon apocalypse ou fin du monde. C’est tendance, et en voyant le sang sur la tronche du héros, les jeunes couples qui cherchent à se faire peur en louant des DVD dont ils ne connaissent rien (un moment vécu par tous) prendront peut-être Goemon pour un film d’horreur.
Je vous laisse comparer les deux affiches, l’original et celle du DVD français…
Qui connaît Casshern ? OK, trois mains se lèvent, une se ravise. Film de sicence-fiction ultra-ambitieux (un peu trop sans doute), le film de Kazuaki Kiriya a ses détracteurs, et ses admirateurs (dont je suis). L’histoire partait dans tous les sens, mais les effets visuels en mettaient plein les yeux, avec un passage totalement culte (ce n’est pas un clip, la musique est celle du film).
Goemon, nouveau métrage du réalisateur, semble tout aussi dingue. Toujours tourné sur fonds numériques, il met en scène un voleur légendaire à la Robin des Bois, rebelle et anti-establisment. Pour Kiriya, c’est « la première rock star japonaise« . Rien que ça.