Goldorak, Dragon Ball… Des dessins animés japonais qui ont bercé notre enfance, illuminée par le Club Dorothée. Marmots, nous étions loin d’imaginer que dans une galaxie lointaine – le fameux ”pays du soleil levant” -, d’autres héros faisaient vibrer les écoliers : Gatchaman, Yatterman et les créations du studio Tatsunoko redécouvertes aujourd’hui grâce au cinéma (Casshern, SpeedRacer) et au jeu vidéo (TatsunokovsCapcom).
L’internaute Manoaplace a réalisé de sympathiques vidéos qui présentent ces personnages méconnus…
Toujours en stage sur Ouatia (on a renouvelé sa convention), Matthieu a vu et aimé Breathless, vainqueur du Grand Prix au dernier Festival du film asiatique de Deauville.
Fiction tragi-comique, Breathlessest la première oeuvre de Yang Ik-june. Le réalisateur coréen signe un film atypique, qui mêle la violence brutale et gratuite à un traitement souvent drôle du caractère des protagonistes.
Ayant grandi aux côtés d’un père violent, Sang-hoon, le personnage principal de l’histoire, est devenu homme de main, recouvreur de dettes apparemment dénué de toute émotion ou moralité, et dont le quotidien se résume à tabasser et racketter ses semblables. Un changement semble s’opérer en lui lorsque qu’il rencontre Yeon-hee, une lycéenne de seize ans. Cette dernière évolue dans un cadre familial violent : victime du comportement agressif de son frère et de son père, elle ne semble pas impressionnée par l’attitude brutale de Sang-hoon. Petit à petit, une relation privilégiée va se nouer entre la jeune fille et Sang-hoon…
Insultes. La force du film réside dans sa capacité à nous horrifier et nous faire rire simultanément. Systématiquement agrémentées d’insultes, les réparties de Sang-hoon induisent un comique de répétition qui vient se juxtaposer de manière improbable aux innombrables (et parfois insoutenables) séances de recouvrement de dettes.
En filigrane, le réalisateur explore sans voyeurisme la thématique de la famille et du rôle du père, ainsi que celle du pardon, la seule voie qui permettra à Sang-hoon de quitter l’état de rage et d’animalité qui l’habite depuis la disparition de sa sœur et de sa mère. Yang Ik-june forge ainsi au son des râles et des pleurs une étrange quadrature du cercle, un souffle réjouissant et inattendu.
Classique parmi les classiques, The Killer (John Woo, 1989) et sa fameuse scène de fusillade dans une église. Cette dernière est revue et corrigée par un autre film hongkongais,Mou Man Tai 2 (Kar Lok Chin, 2002), comédie lourdingue dont l’ancienne colonie a le secret…