Paris sera toujours Paris

Un billet rapide aujourd’hui, avant que je retourne en cours…

On dit souvent que les Japonais ont une vision fantasmée de la France en général, et de Paris en particulier. Ce n’est pas tout à fait faux, si j’en crois les regards que me jetaient les Japonais, au Japon, lorsque je disais que je venais d’ici. Pour eux, la France, c’est l’élégance, la mode, la gastronomie, le bon vin, l’amour (j’exagère à peine)… Mais aussi les grèves ! En témoigne cette capture d’écran de l’épisode 3 de Nodame Cantabile: Finale, diffusé jeudi dernier.

Nodame Cantabile : métro de Paris

Concernant Nodame, dont la troisième et dernière saison a débuté le 14 janvier, sachez qu’une OAV vient d’être annoncée. Elle sortira le 26 avril, et contiendra une histoire inédite.

Quant à moi, j’essayerai de revenir cette semaine !

Vampires and Idiots Go Home

Dance in the vampire bundJe suis surpris. Pour l’instant, à part le calamiteux Chu Bra!, cette saison démarre plutôt bien. Bon, il est vrai que les séries à jeter dès le premier épisode sont rares, et qu’il faudra attendre quelques semaines pour faire un premier bilan, mais pour l’instant, y’a du bon niveau.

Dance in the Vampire Bund, par exemple, la nouvelle série de Shaft, diffusée le jeudi. Mina Tepes, la descendante de Vlad et donc Reine des vampires, a décidé de faire son coming-out et d’annoncer, après des millénaires de clandestinité, que oui, les vampires existent.

Le premier épisode ne va pas plus loin, et constitue une entrée en la matière très originale, puisque le format adopté est celui d’une émission de télé. Après plusieurs meurtres, ce talk-show demande à ses invités et au public si, oui ou non, les vampires existent. Bien sûr, ça va mal tourner…

Les différentes images présentées avant la sortie de la série laissaient présager du loli gore. Ce n’est pour l’instant pas ce qu’on a vu, et c’est tant mieux – pourvu que ça dure. La tension était exponentielle dans cet épisode, jusqu’au combat final. Quelques incongruités (la maid qui attaque avec un balai ?!), mais de bonnes choses également. Une série qui pourra partir dans le très bon, comme dans le mauvais. L’épisode deux sera sûrement plus révélateur de la suite.

Seul défaut, la technique. Ce n’est pas laid, loin de là, mais on était en droit de s’attendre à mieux de la part de Shaft. La transformation du vampire en mini-Godzilla, notamment, était sacrément ridicule.

Baka to Test to ShoujanjuuLa deuxième critique que je vous avais promis était Baka to Test to Shoujanjuu (Idiots, examens et invocations), diffusée le mercredi. Je n’avais rien vu de cette série avant, sauf le pitch et une image, d’où mon scepticisme du post précédent. Et finalement, ce fut une agréable surprise.

Le lycée de Yoshii Akihisa a adopté une méthode d’apprentissage particulière : après l’examen d’entrée, les élèves sont classés par niveau, et chaque classe a du matériel particulier. Les meilleurs ont des ordinateurs, des fauteuils inclinables, un open-bar… et les mauvais, eux, n’ont… rien. Des bureaux délabrés, et des coussins sans âge pour s’assoir.

Notre héros est bien sûr dans la classe des nuls. Heureusement pour lui, il y a un moyen de grimper dans la hiérarchie scolaire : il faut battre les autres classes grâce à de petites créatures que les élèves peuvent invoquer. Ces dernières ont une force proportionnelle aux notes de leur maître… La classe F pourra-t-elle battre la classe E, malgré leur différence de niveau ?

Outre le principe sympathique, Baka to Test est bourrée d’humour, ce qui en fait une série très agréable à regarder : les personnages, s’ils ne sont pas très originaux, ont tous l’air complètement barrés, et le tout baigne dans un délire rafraichissant, avec références (on entend un « Zetsubô shita! ») et auto-dérision (une élève qui se plaint d’être la seule à avoir une séquence de transformation, à la magical girl).

Reste à voir si ça tiendra la longueur (le nombre d’épisodes prévu n’a pas été annoncé), mais ça a l’air bien parti pour être la série « bien et sans prise de tête » de la saison).

Prochaine fournée, sans doute demain : Durarara!! et Ookami Kakushi.

Mio s’en va-t-en guerre, Chu Bra n’en reviendra

So Ra No Wo ToMironton, mironton, mirontaine,
Mio s’en va-t-en guerre
Ne sait quand reviendra

Ça y est, la nouvelle vague est lancée. Plutôt que de vous faire une liste de toutes les sorties – le genre de billets hyper longs que personne ne lit – j’ai décidé cette fois d’écrire des billets au fur et à mesure des arrivées de la saison.

La première est donc So Ra No Wo To, diffusée tous les lundis sur TV Tokyo. Cette série de 13 épisodes se passe dans la ville fictive de Seize, où cinq jeunes filles protègent une forteresse en jouant des cuivres.

Ma première réaction en entamant le visionnage du premier épisode à été : « Oh non ! ». En dix secondes, l’héroïne, Kanata, a failli me dégoûter de la série : voix criarde, âge mental : 12 ans, design copié/collé de K-On (cf les deux images qui illustrent le billet, trouvée par Wagram). Certains diront : « c’est normal que le design rappelle d’autres séries, c’est le style moe qui veut ça ». A ceux-là je réponds que l’originalité n’a jamais tué personne, et qu’entre faire partie du même style et faire un vrai copier/coller, il y a une marge. Bref, niveau design, on aime ou on aime pas : perso, je sature.

Ma deuxième réaction : « La chanson du générique est aussi bien que celle de Bokurano », ce qui n’est pas rien. Plus tard dans l’épisode, une autre chanson sympathique se fait entendre, chantée en français. Que ça soit au niveau musical qu’à celui des graphismes, c’est plutôt bon, et on sent que l’univers créé a sa personnalité propre, ce qui est une bonne chose.K-On

Dernier point, le scénario. Ça a commencé mal, très mal. La première moitié de l’épisode est complètement inintéressante – heureusement, la suite s’améliore, avec une histoire de légende qui pourra donner du bon dans les épisodes suivants. Ma curiosité a été piquée. Je n’irai pas jusqu’à dire « vivement la semaine prochaine », mais presque.

Autre nouveauté de la saison : Chu Bra, dont le premier épisode est sorti le 24 décembre. Bizarrement, j’en avais pas entendu parler avant hier. J’ai vite compris pourquoi. Vous voulez savoir de quoi ça cause ? Le scénario :  Miss-potiche-à-grosses-lunettes fait scandale dès le premier jour du collège, car elle porte une petite culotte noire. Elle va ensuite monter un club pour partager sa passion et aider ses camarades, qui ont du mal à choisir leurs sous-vêtements.

J’ai tenu cinq minutes et douze secondes, générique inclus. Dans ce laps de temps, j’ai dû voir huit poitrines faire « boing boing » et quinze jupes se soulever à cause du vent. C’est fou comme il souffle fort, au Japon.

Prochaines séries dont je vous parlerai (demain ?) : Dance in the Vampire Bund, qui a l’air franchement bien, et Baka to Test to Shoukanjuu (Idiots, examens et invocations), qui risque de connaître le même sort que Chu Bra. Enfin, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

Je profite de ce post pour vous dire que la School Rumble Fantrad fête aujourd’hui ses trois ans ! Pour l’occasion, pas moins de 41 chapitres sont sortis, de plusieurs séries (Hayate no gotoku, Half Prince, Prunus Girl…). J’ai bossé sur un bon paquet d’entre eux (clean, relecture, check), alors allez y jeter un oeil ! SF Fantrad Banzai !

Les filles de K-On jouent le rappel

La grande nouvelle du jour – outre le fait qu’on va bientôt changer d’année, ce qui n’est pas vraiment une nouvelle, vu que ça arrive une fois par an – c’est l’annonce d’une saison 2 au déjà culte K-On. Pour les trois du fond (oui, toi, là-bas) qui connaissent pas, séance de rattrapage en cinq minutes. Branchez les enceintes, volume à fond, et c’est parti :

Nos cinq moesiciennes préférées reviendront donc dans une nouvelle saison. Ca a été annoncé mercredi dernier, après le concert “Let’s go!” (si j’ai bien compris, des morceaux de l’animé en vrai de vrai) à Yokohama. Le site officiel de la série a également confirmé l’information. Aucune date de diffusion n’a pas contre été annoncée.

Comme je l’ai dit sur Animeka, je suis plutôt content, car c’est une série que j’avais bien aimé, avec de la bonne musique et sans prise de tête. Par contre, il est vrai que le phénomène autour, et notamment le statut de Mio, devenue une vraie déesse pour certains (blasphème ! Il n’y a de déesse que Haruhi), est assez fatiguant. Et les produits dérivés sont tous plus ridicules les uns que les autres… Enfin, si ça peut rapporter de l’argent aux studios, tant mieux. Le volume 1 de K-On est d’ailleurs le 5e Blu-ray d’animation le plus vendu cette année au Japon.

Pour finir, puisqu’il y a peu de chances que je poste un billet demain, je vous souhaite à tous une excellente année 2010. Qu’elle soit riche en animés, en argent et en amour (la trinité du A).

K-on vous souhaite une bonne année

Une Bretonne dans le prochain Ghibli !

Karigurashi no ArriettyCe blog me rappelle un de mes bulletins de 4e : “Bon travail, mais irrégulier”. Pour ma défense, il faut dire que le CFJ était la semaine dernière en journal-école. Et cette semaine, j’ai passé plus de temps à dormir qu’à venir sur le net. Bref, vous venez sûrement pas sur ce blog pour lire ma vie (si c’est le cas, et que vous êtes une fille de bonne compagnie, prière de m’envoyer un mail), passons donc au sujet qui nous intéresse.

Le studio Ghibli a lancé le site officiel de son nouveau projet, Kurigurashi no Arrietty (Arrietty la Chapardeuse). Comme son nom l’indique, ce film est une adaptation du roman pour enfant Les Chapardeurs de Mary Norton, sorti en 1952. C’est l’histoire de petits personnages de 10 cm de haut qui vivent sous le plancher d’une maison de la campagne anglaise (du moins, dans le roman. Le film transposera l’histoire dans le Tokyo de 2010). Arrietty fait partie de ces petites gens qui vivent en chapardant les biens des humains. Mais un jour, sa vie va basculer…

Le film est en projet depuis 2008, et est prévu pour l’été 2010. Puisque la question vous taraude : non, il ne sera pas réalisé par Hayao Miyasaki, mais par une jeune pousse, Hiromasa Yonebayashi (36 ans), qui signera là son premier film en tant que réalisateur. Il est le plus jeune réalisateur que Ghibli ait connu.

Autre absent de marque, Joe Hisaishi ne s’occupera pas de la musique ! A la bande-son, on aura le plaisir d’entendre les mélodies d’une harpiste et chanteuse bretonne, Cécile Corbel (29 ans). Mata-web, dans un dossier très complet sur le film, nous explique qu’elle avait envoyé son nouvel album au studio avec une note manuscrite en anglais : “Voici mon nouvel album. Tous ces morceaux ont été influencés par les films de Ghibli.” La jeune femme écrit sur son site officiel : “C’est un grand honneur et un très beau cadeau pour moi de faire partie de ce projet, et je travaille sur les musiques et chansons du film depuis plusieurs mois avec mon complice Simon Caby.”

Le thème du film, Arriety’s song, est sorti le 19 décembre sur les sites de musique en ligne japonais.

Pour le plaisir, car c’est vraiment magnifique, un morceau de Cécile Corbel :


Sweet song
envoyé par branmusicfrance.

Et voila son MySpace, où vous pourrez écouter plusieurs de ses morceaux.
Et non, je n’ai pas oublié, nous sommes bien le 25 décembre, alors…
nedeleg
(Ben oui, moi aussi je suis breton)

Rencontre avec un mangaka japonais

Japan Animation and Manga collegeJeudi dernier, au Manga Café, l’essentiel n’était pas de lire, mais de voir. Pour la deuxième année consécutive, des étudiants et profs du Japan Animation and Manga college (JAM) étaient invité pour présenter leurs œuvres et faire une démonstration de leurs talents.

La JAM est une école encore jeune -elle fête ses dix ans- mais déjà renommée dans le domaine de l’animation et du manga. Les étudiants y rentrent après avoir fini le lycée, et y suivent une scolarité de deux ans, avec ensuite un ou deux ans de spécialisation. Elle accueille 380 étudiants, dont une majorité de filles. Les étrangers sont aussi les bienvenue (à condition de parler japonais, cela va sans dire).

J’ai donc profité de cet évènement, non seulement pour passer un bon moment au Manga café – que je vous recommande chaudement – mais aussi pour échanger avec Uchida Masayuki, qui est le responsable de la section manga – l’école est divisée en deux, animation et manga ; des étudiants des deux sections étaient présents.

Pour M. Masayuki, le secteur de l’animation n’est pas en crise. Au contraire, il est dans une « bonne situation », analyse-t-il, avec notamment beaucoup de grands succès d’animation au cinéma, qui compensent la baisse d’animés à la télé. Une télévision qui accueille aussi beaucoup de dramas japonais adaptés de mangas, ce qu’il s’explique par la « grande créativité du secteur ».

Title: Pinkish - Artist : Tomomi Takeda

Titre: Pinkish - Artiste : Tomomi Takeda

Créativité ? Les fans, moi le premier, sont pourtant prompts à se plaindre d’un nivellement par le bas des œuvres, et une perte d’originalité flagrante, avec notamment des effets de mode comme le moe. Il n’est pas d’accord. « Avant, il y avait beaucoup de variations au niveau du trait, alors que maintenant, les styles se ressemblent tous, avec un trait fin, admet-il. Par contre, il y a beaucoup plus de richesse au niveau des histoires ». Pour lui, cette sensation d’uniformité vient du fait qu’il «  y a de plus en plus de magazines de prépublication, ce qui se traduit par un développement des niches ».

Concernant le succès des mangas dans l’Hexagone (on en achète 10 millions par an, ce qui fait de nous le second marché mondial après le Japon), Masayuki-sensei confirme que « la France est un plus gros marché que les Etats-Unis », et qu’ils « s’en rendent bien compte au Japon ». Pour autant, il ne comprend pas pourquoi on est si accros, et m’a retourné la question : « pourquoi les mangas vous intéressent-ils tant ? » (vous pouvez tâcher d’y répondre en commentaire, je pourrai lui communiquer vos avis). Le marché « est déséquilibré », déplore-t-il, car « on trouve très peu de bande-dessinées françaises au Japon ». Par contre, les graphic-novels traitant de thèmes « plus adultes » commencent à se développer là-bas.

Concernant le piratage, M. Masayuki admet que c’est un gros problème au Japon également (notamment à cause de Youtube), même s’il y a énormément de contrôles au niveau des droits d’auteur. Autre problème, la multiplication des magazines de prépublication, qui fait mathématiquement diminuer les tirages.

Au fait, les étudiants ont pensé quoi de Paris ? « Ils étaient très intéressés par ce qui se passait autour d’eux, et ont pris beaucoup de photos », nous dit leur professeur. Des Japonais qui prennent plein de photos, c’est un peu cliché, non ? En fait, « c’était un travail de documentation, pour leurs prochains travaux ».

Voila en gros la teneur de notre échange. On a également parlé du métier de mangaka, et notamment de leur salaire, mais ça sera – peut-être – pour un prochain billet. Merci à Uchida Masayuki pour cet échange, à Mme l’interprète (très sympathique, mais j’ai pas son nom) et bien sûr au Manga Café.

NB : Vous l’aurez compris, les dessins qui illustrent ce billet ont été réalisés par des étudiants de la JAM.

Titre : I want to become you princess - Artiste : Mami Shioya

Titre : I want to become you princess - Artiste : Mami Shioya

En 2009, le monde de l’animation a vibré avec ça

What the hell is that?Bon, j’espère qu’il se passera rien de spécial avant la fin de l’année, sinon ce billet ne sera plus valide. Sankaku Complex nous a résumé un dossier d’un magazine japonais, qui compile les dix évènements marquants en matière d’animation en 2009.

Sans transition, on y va :

1 – Vague de licenciements chez Gonzo
Le studio Gonzo (Fullmetal Panic, Gantz, Hellsing, Bokurano, Afro Samurai…), dans le rouge financièrement, a annoncé en février vouloir se séparer de 100 de ses 130 salariés. Ce dégraissage devrait se faire dans un délai de cinq ans.

2 – Bakemonogatari défonce K-On
On en a déjà parlé, le succès inattendu de Bakemonogatari face au rouleau-moecompresseur K-On.

3 – Encore un autre film Evangelion
Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance est sorti au Japon le 27 juin. Le premier film de cet énième reboot de la saga s’était vendu à 600.000 exemplaires en DVD.

4 – Le succès de Summer Wars
Film de science-fiction de Mamoru Hosoda, réalisateur de La traversée du temps. Il a été encensé par la critique, et s’est classé 7e au box-office à sa sortie.

5 – La folie K-on
Ai-je besoin d’en dire plus ? K-On est presque devenu un cas d’école en matière de marketing

6 – La saga Endless Eight
La plus-ou-moins seconde saison de La mélancolie de Haruhi Suzumiya voit notre Déesse coincée dans une boucle temporelle. Kyoani n’a rien trouvé de mieux que de diffuser huit épisodes quasiment identiques d’affilée. Et le pire, c’est que ça se vend.

7 – La double fin de Toradora
Double fin, car l’animé et le roman se sont terminés en même temps. Au moins, pas besoin d’attendre des années pour voir la fin adaptée.

8 – La migration des culottes de Sora no otoshimono
Pour le plaisir, je remettrai le générique en question à la fin du billet.

9 – La fin de GeGeGe no Kitaro
Ce manga créé en 1959 a été adapté cinq fois en animé. La dernière adaptation s’est soudainement arrêtée en mars, à l’épisode 100.

10 – La diffusion des oeuvres de Yuu Kobayashi
Voila, le dessin qui orne ce billet est l’oeuvre de cette populaire seiyuu (Mariya dans Maria†Holic notamment). Ca me rassure de voir qu’il y a pire que moi en dessin.

Voila pour aujourd’hui. Je fais vite, car j’ai un article a rédiger pour ce week-end : hier, j’ai pu discuter avec un prof d’animation et de manga japonais à l’occasion d’une rencontre organisée par le Manga Café. Je vous en ferai un compte-rendu, c’est très intéressant.

En attendant, n’hésitez pas à laisser vos impressions de l’année dans les commentaires. Pour vous, c’est quoi l’évènement marquant de 2009 ?

See you, space cowboys.

Il y a 102 ans…

Cours d’Xpress oblige (je suis un homme occupé), le post d’aujourd’hui ne sera qu’une vidéo, et aucunement en rapport avec l’actualité, puisqu’il s’agit du premier anime de l’histoire.

D’une durée de quatre secondes (50 images), il représente un jeune garçon en costume de marin, qui écrit le kanji 活動写真 (dessin animé). La date de production est inconnue, tout comme son créateur (un amateur, et non un pro), mais cette séquence pourrait remonter à 1907. Il a été découvert en 2005, à Kyoto.

C’est fou, non ? Le premier anime professionnel de l’histoire date lui de 1917. Il s’appelle Imokawa Mukuzo Genkanban no Maki (L’histoire du concierge Mukuzo Imokawa), mais il n’en subsiste ni film ni photo. Dommage.

Adaptez les mangas en animés, pas en films !

DeathNote-film002Je vous avais parlé en octobre des films adaptés de mangas. Un récent sondage montre qu’ils sont majoritairement rejetés par les fans, contrairement aux animés.

68,5% des sondés déclarent apprécier l’adaptation de mangas en séries animées (les séries originales se faisant très rares, ils doivent être contents). Par contre, seulement 35,2% des personnes interrogées aiment les adaptions en “live”.

95% des fans de mangas disent regarder les adaptations de leurs séries favorites, arguant que cela leur permet de “voir l’oeuvre sous un autre angle”, “la voir animée”, et “ça apporte plus de fans”. Par contre, ceux qui n’aiment pas les adaptations expliquent leur point de vue en disant : “le monde du mangas est difficile à adapter en animé” et “les voix sont différentes de ce que j’imaginais”.

Niveau films, les plaintes les plus fréquentes concernent le casting, “raté”, l’adaptation ne “respectant pas l’oeuvre originale” et, comme pour les animés, la difficulté d’adapter l’ambiance des mangas. Les rares personnes appréciant les films pensent qu’ils peuvent aider à promouvoir les mangas adaptés.

Et puisqu’on parle de films, une bonne nouvelle : Zac Efron (si vous ne le connaissez pas, demandez à votre petite soeur) a indiqué en interview que le remake de Death Note auquel il est attaché n’est pas “sa priorité pour le moment”. C’est toujours en projet, mais ça ne sera pas “son prochain film”, a indiqué la star de High School Musical.

Décès d’un pionnier du doublage

Hisaya MorishigeIl faisait partie de l’histoire de l’animation japonaise : Hisaya Morishige est décédé, le 10 novembre dernier, à l’âge de 96 ans, nous rapporte ANN.

Il avait participé au doublage du tout premier film d’animation japonais en couleur*, Hakujaden (de la Toei), en 1958. C’est ce film qui a donné envie à Hayao Miyazaki de devenir animateur, avec le succès que l’on sait. D’ailleurs, Morishige avait également participé au doublage de Princesse Mononoke (il doublait le dieu sanglier, Okkotonushi). Il a aussi doublé le Professeur Torino dans un film de Doraemon.

Morishige était loin de n’être qu’un seiyuu : il était aussi un acteur très connu (à la fois à la télévision et au théâtre), un animateur… Il est considéré comme un des artistes japonais d’après-guerre les plus connus.

* Pour la petite histoire, le premier long métrage d’animation japonais (en noir et blanc, donc) s’appelle Momotaro, le divin soldat de la mer. C’est un film de propagande, sorti quelques mois avant la capitulation japonaise, en 1945. Il a été considéré perdu, puis une copie a été retrouvée en 1984.


Hakujaden

Miss Windows 7, c’est elle

windows7-anime-mascotLe paradis des geeks, otakus et autre nerds de toutes sortes, il existe. Ca s’appelle Akihabara, la “ville électrique”. Et pour la sortie de Windows 7, il a été prise d’assaut par une mascotte animée, porte-parole de l’OS de Microsoft.

Cette charmante demoiselle s’appelle Nanami Madobe, et elle est doublée par Nana Mizuki (qui double Hinata, dans Naruto, ou Fate dans Nanoha). Son nom est un jeu de mot entre le nom de la doubleuse, et le mot japonais pour “window” (Madobe). Les acheteurs de la version Ultimate de Windows 7 ont donc eu le droit à un fond d’écran spécial, et un thème sonore spécifique.

Pourquoi on n’a pas eu le droit à un “Windows Julie Lescaut” en France ? En tout cas, si quelqu’un arrive à chopper le thème de ce moe-Windows, qu’il n’hésite pas à le mettre en commentaire !

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D’autres photo de la soirée de lancement sur ce blog.

Kūchū Buranko : drogue, sexe et psychologie

2D ou 3D : quel est le plus sexy ?

Sans conteste un des meilleurs shows de cette saison : Kūchū Buranko, Trapeze. Du moins, un des seuls qui arrive a être original, tant dans le fond que dans la forme.

Kuchu BurankoKūchū Buranko (comprenez “blanck”. Oui, l’accent japonais…) nous entraîne dans le cabinet d’Ichiro Ibaru, un psychiatre excentrique, à qui je ne raconterais sûrement pas mes problèmes, préférant prendre mes jambes à mon coup.

Fétichiste des seringues, ce docteur apparaît tout d’abord avec une tête d’ours verte, et des vêtements fluos sous sa blouse. Une injection de vitamines de la part de la jolie infirmière Mayumi, et le patient le voit en jeune femme, puis en enfant. Avec la personnalité qui va avec. Bien sûr, ça donne à penser qu’il y a sans doute autre chose que des vitamines dans la seringue.

La série est tirée d’un roman et d’une série de nouvelles écrits par Hideo Okuda. Sur une période d’une semaine, du 17 décembre à Noël, on voit défiler différents patients, atteints de TOC et autres pathologies. Ibaru et la sexy Mayumi au décolleté plongeant (en fait, pas sûr que je m’enfuie) mettront tout en oeuvre pour arranger la situation, de manière pas toujours très claire. On a même le droit aux interventions d’un vrai médecin, qui explique les causes des symptômes et donne quelques conseils.

Niveau forme, Kūchū Buranko est assez particulier. Assez proche de Natsu no Sora de Osamu Koibayashi, mais en bien plus psychédélique, on découvre un mélange prise de vue et animation, photos retouchées pour les décors, et une touche de rotoscopie appliquée sur les acteurs de doublage le temps d’une séquence.

Et puis zut, une vidéo sera plus parlante qu’une tentative de description. Kūchū Buranko, c’est indescriptible. Et à voir absolument.

Treize épisodes sont prévus. Si vous en voulez plus, il y a les romans, une pièce de théâtre, un drama… mais étonnamment, pas de mangas.

Top 10 des animés d’octobre les plus mauvais populaires

k-on_04_03Me revoilà, après quelques semaines d’absence. Je n’ai pas vraiment d’excuse, à vrai dire. Enfin si : outre mon emploi du temps chargé (et du coup, ma tête qui ressemble parfois à Yui, comme sur l’image), il faut bien avouer qu’il n’y a pas grand chose à dire sur les animés en ce moment, sauf à critiquer. Et tirer sur l’ambulance, c’est pas mon truc.

Pour vous donner une idée, sur les douze séries que j’ai décidé de regarder cette saison, j’en ai abandonné sept. Et les survivants sont pas tous terribles : Kuchu Buranko et Kimi ni Todoke sont géniaux ; mais Letter Bee ou Nyan Koi! sont vraiment pas top.

Le problème, c’est un manque flagrant d’originalité. Entre les culottes et les gros seins (Sora no otoshimono, Kobato), les shônens classiques avec un enfant de douze ans qui a un super pouvoir (Letter Bee), le fan service (Railgun) et le moe dégoulinant (Kobato), on a un peu l’impression que les saisons se suivent, et se ressemblent. Certes, les studios n’ont plus d’argent, la production s’effondre, et ils essaient d’attirer un large public pour pas trop cher, mais le succès – en termes d’audiences et de ventes de Blu-ray – de Bakemonogatari, de Hetalia ou de Ponyo, montre que l’originalité et la qualité peuvent aussi payer.

Enfin, ça c’est mon avis. Quel est celui des magazines ? Voici le classement des dix animés les plus populaires en octobre, classement basé sur leur bruit médiatique (le nombre d’occurrences dans les magazines) :

1. Macross F
2. FullMetal Alchemist
3. Hetalia
4. Kobato
5. Gundam 00
6. K-ON!
7. Code Geass R2
8. Darker Than Black
9. Fairytail
10. Sora no Otoshimono

Un classement sans surprises : Gundam et Macross sont forcément présents (un film Macross sortira bientôt, ce qui explique sa position) ; le phémoenème K-On! est toujours là (oui, j’avoue, j’ai bien aimé cette série au printemps, m’enfin le culte dont elle fait l’objet m’est totalement incompréhensible) ; et on y croise aussi des shônens populaires (Code Geass, Fairytail, FMA). Et Sora no Otoshimono, à mon avis, est surtout célèbre pour ça :

Personnellement, concernant les séries diffusées vers octobre, mon classement serait :

1. Bakemonogatari
2. Kimi ni Todoke
3. FullMetal Alchemist
4. Kuchu Buranko
5. Hetalia
6. Uminelo no Naku Koro ni
7. Darker Than Black
8. Zan Sayônara Zetsubô-sensei
9. Letter Bee
10. Nyan koi!

Et vous, qu’en pensez- vous ? Avez-vous des bonnes surprises à me conseiller ?

Susan Boyle et 10.000 fans

eagletalonNon, non, je n’ai pas changé le thème de ce blog. Susan Boyle, vous la connaissez sûrement, c’est cette Écossaise de 48 ans devenue mondialement célèbre après avoir chanté dans Britain’s got talent. Elle sortira un album le 23 novembre (et sera au Grand journal sur Canal+ quelques jours avant, nous informe Carlton Jacquier), avec des reprises de chansons, dont son fameux I dreamed a dream.

Mais je m’égare. Donc, si je parle d’elle, c’est qu’elle va chanter le thème d’un animé, et oui ! Plus exactement, d’un film animé au nom absolument imprononçable : Himitsu Kessha Taka no Tsume The Movie 3 ~http://takanotsume.jp wa Eien ni~. Oui, c’est bien ça le titre, URL incluse. Analysons le : c’est donc le troisième film tiré de Himitsu Kessha Taka no Tsume, une comédie nous narrant les tentatives ratées de prise de contrôle du monde par Eagle Talon.

Selon le Mainichi Shimbun, le thème du film sera donc la fameuse chanson I dreamed a dream, tirée de la comédie musicale Les Misérables.

En plus de ça, l’équipe de film a demandé à 10.000 fans de s’enregistrer en train de crier Ta-ka-no-Tsu-me!. Les enregistrements seront mixés ensemble, et serviront de choeurs dans une scène du film. Les 10.000 personnes seront bien sûr créditées dans le générique (?!).

Toujours en musique, Joe Hisaishi (le compositeur de la plupart des Ghibli) recevra une Médaille d’honneur (la Légion d’honneur japonaise) cet automne. Félicitations à lui.

Haruhi en XXL

haruhi_3Une petite news aujourd’hui, mais pas des moindres : selon un cinéma de Kawasaki, qui diffuse sa programmation très en avance, le film La Disparition de Haruhi Suzumiya sortirait le 6 février.

Annoncé par Kyoto Animation, ce film est une adaptation du troisième roman de la saga Haruhi Suzumiya, de Nagaru Tanigawa. Deux saisons sont déjà sorties en animé, adaptant (en gros) les deux premiers tomes : La mélancolie de Haruhi Suzumiya (édité en France chez Hachette) et Les soupirs (toujours de Haruhi, vous avez compris). La date de sortie n’a pas encore été confirmée par le studio.

On peut rêver à une sortie ciné en France : Haruhi sur grand écran, ça serait beau, non ? Oui, j’avoue, c’est mon personnage préféré de toute l’histoire de l’animation. Rien que ça !

Autre sortie ciné, qui celle-là ne risque pas d’arriver en France : Gintama. Le site officiel du film vient d’ouvrir : on y apprend qu’il est bien prévu pour 2010, durant la Golden Week, et que son titre sera : Gintama: Shinyaku Benizakura-Hen. Comme son nom l’indique, il s’agira donc d’une nouvelle adaptation de l’arc Benizakura.

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