Le temps de Reykjavik
Mardi, mars 3rd, 2009ISLANDE. Appendice inattendu dans l’Atlantique, cette île à la silhouette d’un poisson gourmand a longtemps été une destination touristique trop chère. Sa capitale, Reykjavik, compte 120 000 habitants, plus ou moins deux fois la taille de Neuilly. Mais aujourd’hui la situation économique de ses citoyens n’est plus la même que celle de la commune sarkoziste.
La crise a aussi frappé de plein fouet le pays le plus riche d’Occident. “La dette brute devrait être équivalente à une année de produit intérieur brut, (…) cela signifie que la situation est à peine pire que celle de l’Italie ou de la Belgique avant la crise,” a relativisé Gilfy Magnusson, nouveau ministre islandais du Commerce.
Les rêves du Blue Lagoon, où Jurgen Teller photographiait Bjork en laissant imaginer un univers mythique de geysers et de technologie, de trekking entre volcans et paysages arctiques deviennent plus accessibles. Pour ceux qui n’ont pas encore été touchés par la crise, Reykjavik est devenue moins chère. La compagnie Iceland Air a baissé ses tarifs et les chanceux pourront enfin utiliser leurs guides monochromes de Phaidon, rangés discrètement dans les placards depuis longtemps.

