Métabolisme / rétro-futurisme

Samedi, janvier 24th, 2009

ARCHITECTURE. “Dans les années 1950, la rénovation de la ville historique s’engage, parfois avec un violence irrémédiable pour certains sites comme Ménilmontant ou Les Halles. Des quartiers entièrement neufs sont ainsi aménagés, sans lien avec leur environnement et en reniement de leur passé”. Extrait de Paris visite guidée par Philippe Simon.

Esquisse de Yona Friedman

Sous l’impulsion de la croissance économique et de l’envie de reconstruire une société nouvelle, les années 60 sont marquées par des expériences utopistes – heureusement jamais réalisées.

Le Team X - Louis Kahn, Kenzo Tange, Kiyonori Kikutake, Kisho Kurokawa et Fumihiko Maki entre autres – concevait “la société humaine comme un processus dans le développement cosmique de l’atome à la nébuleuse“, comme explique le manifesto du métabolisme, le Taisha Kenchiku Ron. Plus simplement il s’agissait de la recherche d’un idéal pour la ville du future. Une grande machine qui aurait pu fonctionner pour toujours. Sans limites. Des megastructures qui bougent dans le ciel, ou des villes cachées sous la terre.

” Unlike the architecture of the past, contemporary architecture must be changeable, moveable and capable of meeting the changing requirements of the contemporary age. In order to reflect dynamic reality, what is needed is not a fixed, static function, but rather one which is capable of undergoing metabolic changes ” explique l’architect japonais Kiyonori Kikutake.

Place de la Bastille, Collage de Yona Friedman

Paris n’échappe pas à la tentation de rêver son futur. Après la révolution haussmanienne du XIX siècle, pendant les années 60 un certain nombre d’architectes proposent un nouveau modèle de développement. Jamais réalisés, les projets des architectes Yona Friedmann et Paul Maymont montrent, aujourd’hui, Paris sous un filtre rétro-futuriste, en posant une question vitale. Qu’est-ce qu’on attend de l’avenir ? Comment peut-on imaginer Paris dans le 2050 ?