Avertissement
Posted on October 16, 2009
Filed under cinéma and tagged cinéma, Journaliste, Michelangelo Antonioni

Jack Nicholson dans Profession Reporter de Michelangelo Antonioni (1975)
Je ne suis pas du genre à m’excuser, surtout quand je ne gêne personne. Et en l’occurrence, étant donnés la jeunesse de ce blog et donc, le nombre de visiteurs actuels, je ne devrais pas avoir à le faire. Mais je voudrais, du moins, vous rassurer sur une chose: ce blog, dont l’auteure n’a étudié, pour l’instant, qu’une semaine, dans une école de journalisme, n’a aucunement pour vocation de vous faire partager les anecdotes trépidantes d’une vie de journaliste en formation, ou des photos de vacances déguisées en clichés d’investigation.
Alors, je présente, d’avance, mes excuses, auprès de tous les puristes du journalisme et/ou du cinéma, ou encore auprès des fans d’Antonioni (dont je fais partie), auprès d’Antonioni, lui-même -qui aura plus d’une occasion de se retourner dans sa tombe- si derrière “Profession Reporter“, vous vous étiez imaginés un site consacré au cinéma italien ou à ce fabuleux métier qu’est le journalisme.
A vous qui me lirez peut-être, si vous n’avez vraiment rien à faire d’autre sur Internet, je vous confie cette information exclusive: ce titre est sans doute provisoire (du moins jusqu’à ce que cette première note disparaisse). Il fait bien sûr référence à un des meilleurs films de Michelangelo Antonioni (ce sera une des nombreuses affirmations péremptoires de ce site). Réalisé en 1975, Jack Nicholson y formait un couple aussi sulfureux qu’inattendu, avec Maria Schneider. Ce reporter est envoyé en plein désert du Sahara pour couvrir une guerre qu’il ne trouvera jamais. Comme tous les films d’Antonioni et surtout ceux qui ont marqué sa période anglo-saxonne – Blow Up (1966), Zabriskie Point (1970)…- le cinéaste interroge la perception de personnages solitaires et perdus dans un monde qui les dépasse ou auquel ils se sentent étrangers.
Le cinéma reste une manière possible d’explorer le monde. A travers le temps que l’on peut distendre ou accélerer, les objets ou les êtres invisibles que l’on peut faire jouer. Mon intervention, ici, s’arrêtera à l’actualité du cinéma et au cinéma qui fait l’actualité. Je vous vois venir et je vous réponds, d’emblée, que je n’ai pas plus d’outils cinématographiques que d’outils journalistiques. Mais voilà, je ne peux vraiment vous parler que de cinéma. Je m’explique tout par les films, tous les gens que je connais me font nécessairement penser à un acteur ou à un personnage de film, et parce qu’un cinéaste peut -parfois- s’avérer un reporter bien plus marquant qu’un vrai journaliste de profession. Je pense à Zabriskie Point, mais aussi à certains films de Jean-Luc Godard, des frères Dardenne, ou de Ken Loach.
Je ne suis pas encore journaliste, je ne suis pas du tout une communicante, aussi, la présentation de ce blog et/ou les noms qui y reviennent peuvent faire fuir les quelques malheureux qui seraient tombés ici par hasard. Rassurez-vous là encore, (je me trouve d’une bienveillance exceptionnelle dans cette note d’intention) ce bavardage prend fin et nous allons enfin passer aux choses sérieuses. Pas trop, c’est promis. D’ailleurs, il me vient une question: peut-on rigoler avec le cinéma? Vous avez quatre heures pour traiter le sujet. Pendant ce temps, je prépare mon prochain article.
Comments
3 Responses to “Avertissement”
Allez je me lance! Non pas que je veuille à tout pris les 5€ promis pour chaque commentaires, mais parce que ce premier article m’a bien plus (malgré mon inculture en cinéma et dans la moitié des acteurs/réalistaeurs évoqués). Tu mets la barre haut, j’ai plus qu’à écrire mon premier article…
En ce qui concerne la dissert’ “peut-on rigoler avec le cinema”, ça marche comment? C’est comme au Cned, on envoie nos devoirs par correspondance c’est ça?
C’est bien écrit, en tout cas !
Merci beaucoup à tous les deux! Emilie, je te dispense volontiers de la dissertation, les quatre heures sont largement écoulées et mon prochain article n’arrive pas tout de suite.