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Une rumeur vient d’être confirmée: ArcelorMittal va supprimer jusqu’à 3% de son personnel dans le monde, soit 9 000 salariés. Les deux-tiers de ces suppressions pourraient se faire en Europe.
Cette réduction d’effectif serait basée sur le “volontariat” et cernerait d’abord des secteurs non-productifs. L’objectif serait de réduire les dépenses d’un milliard de dollars (775 millions d’euros).
Ces licenciements s’inscrivent “dans le cadre d’une réduction de production de l’ordre de 40% en Amérique du Nord, selon la direction.
Dans un communiqué, les dirigeants du groupe parlent d’une “réponse à l’actuelle situation financière” .
Avec AFP
La télévision va changer. Effets de la crise économique et financière obligent. Quelles évolutions pour ce média culturel de masse ?
« En période de crise, les téléspectateurs veulent être diverti avant tout ». Analyse sans détours d’Estelle Boutière du cabinet de conseil NPA (Nouveaux Programmes Audiovisuels). Pour cette professionnelle, le retour en force du divertissement à la télévision est inéluctable. Les gens passeront plus de temps chez eux, faute de moyens pour sortir, et la télévision a un gros avantage en ces temps de baisse du pouvoir d’achat : c’est un bien culturel gratuit.
Pas facile de comprendre la crise.
Un petit schéma du Monde nous en expose le mécanisme.
C’est un secteur peut-être moins touché que l’automobile, la construction ou l’immobilier. Il n’empêche, la crise financière a coupé les ailes du tourisme.
Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la croissance du tourisme international devrait se limiter à 2% en 2008 et rester au mieux nulle en 2009. Pour le sous-secrétaire de l’OMT Geoffrey Lipman, il s’agit «d’un des revers les plus sévères de son histoire ».
Un revers d’autant plus marqué que les années « pré-crise » avaient été particulièrement fastes. La croissance avait même atteint 7% en mai 2008. Mais dès juin, le déclin s’était fait nettement ressentir. Pour René-Marc Chikli, le président de l’Association des tours-opérateurs (CETO), cette fin d’année s’annonce catastrophique. Voir ci-dessous son interview:
http://www.dailymotion.com/videox7isgd
Sur le même sujet voir l’article du Nouvel Obs.
Renault, Peugeot Citroën, Ford… Le secteur automobile est touché de plein fouet par la crise. Pas un jour ne se passe sans l’annonce d’un plan social, de suppression de postes ou de chômage forcé. Emblématique de l’état de santé économique d’un pays, le secteur automobile est très interdépendant. Les constructeurs entraînent dans leur chute une myriade d’entreprises de sous-traitants. Les équipementiers, moins connus du grand public, doivent eux aussi faire face aux effets de la crise. Tour d’horizon des entreprises touchées en France depuis quelques semaines
Renault : Les salariés de l’usine de Batilly (Meurthe-et-Moselle) subissent plusieurs jours de repos forcé en décembre. A Dieppe (Seine-Maritime) plusieurs journées seront également chômées. Le site de Douai (Nord) tourne au ralenti jusqu’à début janvier. Le site de Flins (Yvelines) est quant à lui fermé temporairement. A Sandouville (Seine-Maritime), les salariés sont au chômage technique, 1 000 emplois sur 3 700 vont être supprimés.
Du côté de Renault Trucks, la filiale de fabrication de camions de Renault, 700 intérimaires de l’usine de Blainville-sur-Orne (Calvados) ne verront pas leur mission renouvelée et le chômage partiel pourrait atteindre 90 jours. A Bourg en Bresse (Ain), 90 jours de chômage partiel sont également imposés, tout comme à Lyon (Rhône).
PSA Peugeot Citroën : Le fabricant automobile a annoncé 3550 suppressions de postes en France la semaine dernière. Selon l’entreprise, il s’agira de départs volontaires. A Hordain Sevelnord (Nord), l’usine tourne au ralenti tout le mois de décembre. Plusieurs jours d’arrêt de travail sont imposés à Mulhouse (Haut-Rhin) et la production de l’usine cesse plus tôt que prévu à la fin de l’année. 700 postes d’intérimaires sont supprimés dans l’usine de Poissy (Yvelines), le site est fermé quatre semaines en décembre, deux fois plus que les autres années. A Rennes (Ile-et-Vilaine), 850 départs volontaires sont prévus, la production est stoppée pendant un mois en décembre. A Sochaux (Doubs), pas de travail du 8 décembre au 6 janvier pour les 13 500 salariés de l’usine.
Toyota : Le fabricant japonais fait lui aussi face à la crise. A Onnaing (Nord), les salariés sont au chômage forcé deux semaines en décembre et une semaine en mars. La production de l’usine sera réduite de 20% à partir de février. Ces congés forcés concernent 4 000 salariés. Le sort des intérimaires est encore inconnu.
Ford : les 1 600 salariés de l’usine de Blanquefort (Gironde) sont au chômage technique jusqu’à début janvier.
Les mises en chantier ont chuté de façon spectaculaire depuis l’été. Entre août et octobre, les mises en chantier de logements ont reculé de 20,6% et les ventes de logements neufs ont chuté de 44% au troisième trimestre.
Pour répondre à la demande de logements non satisfaite en France, l’objectif affiché du gouvernement était de construire 500.000 nouveaux logements par an.
Aussi les professionnels réclament-ils des mesures de relance, à l’instar de celles qui pourraient être annoncées pour l’automobile. Ils souhaitent notamment une baisse de la TVA de 19,6% à 5,5% pour les ménages qui peuvent bénéficier d’un prêt à taux zéro pour l’achat d’un logement neuf, soit les deux tiers des Français.
Face à la crise, le gouvernement, lui, met notamment en avant son “programme d’achat aux promoteurs privés de 30.000 logements” dont la construction était prévue mais n’a pas été lancée par crainte d’un manque d’acheteurs.
La construction emploie actuellement près de 1,5 million de salariés.


