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Une rumeur vient d’être confirmée: ArcelorMittal va supprimer jusqu’à 3% de son personnel dans le monde, soit 9 000 salariés. Les deux-tiers de ces suppressions pourraient se faire en Europe.
Cette réduction d’effectif serait basée sur le “volontariat” et cernerait d’abord des secteurs non-productifs. L’objectif serait de réduire les dépenses d’un milliard de dollars (775 millions d’euros).
Ces licenciements s’inscrivent “dans le cadre d’une réduction de production de l’ordre de 40% en Amérique du Nord, selon la direction.
Dans un communiqué, les dirigeants du groupe parlent d’une “réponse à l’actuelle situation financière” .
Avec AFP
Renault, Peugeot Citroën, Ford… Le secteur automobile est touché de plein fouet par la crise. Pas un jour ne se passe sans l’annonce d’un plan social, de suppression de postes ou de chômage forcé. Emblématique de l’état de santé économique d’un pays, le secteur automobile est très interdépendant. Les constructeurs entraînent dans leur chute une myriade d’entreprises de sous-traitants. Les équipementiers, moins connus du grand public, doivent eux aussi faire face aux effets de la crise. Tour d’horizon des entreprises touchées en France depuis quelques semaines
Renault : Les salariés de l’usine de Batilly (Meurthe-et-Moselle) subissent plusieurs jours de repos forcé en décembre. A Dieppe (Seine-Maritime) plusieurs journées seront également chômées. Le site de Douai (Nord) tourne au ralenti jusqu’à début janvier. Le site de Flins (Yvelines) est quant à lui fermé temporairement. A Sandouville (Seine-Maritime), les salariés sont au chômage technique, 1 000 emplois sur 3 700 vont être supprimés.
Du côté de Renault Trucks, la filiale de fabrication de camions de Renault, 700 intérimaires de l’usine de Blainville-sur-Orne (Calvados) ne verront pas leur mission renouvelée et le chômage partiel pourrait atteindre 90 jours. A Bourg en Bresse (Ain), 90 jours de chômage partiel sont également imposés, tout comme à Lyon (Rhône).
PSA Peugeot Citroën : Le fabricant automobile a annoncé 3550 suppressions de postes en France la semaine dernière. Selon l’entreprise, il s’agira de départs volontaires. A Hordain Sevelnord (Nord), l’usine tourne au ralenti tout le mois de décembre. Plusieurs jours d’arrêt de travail sont imposés à Mulhouse (Haut-Rhin) et la production de l’usine cesse plus tôt que prévu à la fin de l’année. 700 postes d’intérimaires sont supprimés dans l’usine de Poissy (Yvelines), le site est fermé quatre semaines en décembre, deux fois plus que les autres années. A Rennes (Ile-et-Vilaine), 850 départs volontaires sont prévus, la production est stoppée pendant un mois en décembre. A Sochaux (Doubs), pas de travail du 8 décembre au 6 janvier pour les 13 500 salariés de l’usine.
Toyota : Le fabricant japonais fait lui aussi face à la crise. A Onnaing (Nord), les salariés sont au chômage forcé deux semaines en décembre et une semaine en mars. La production de l’usine sera réduite de 20% à partir de février. Ces congés forcés concernent 4 000 salariés. Le sort des intérimaires est encore inconnu.
Ford : les 1 600 salariés de l’usine de Blanquefort (Gironde) sont au chômage technique jusqu’à début janvier.
L’OCDE prévoit un bond du nombre de chômeurs de 8 millions de personnes dans sa zone d’ici 2010, à 42 millions contre 34 millions actuellement.
Le taux de chômage devrait passer de 5,9% pour l’ensemble de la zone, qui couvre essentiellement les pays riches, en 2008 à 6,9% l’an prochain et 7,2% en 2010.
En France, le PIB devrait reculer de 0,4% en 2009 et le taux de chômage atteindre 8,2% de la population active. Le gouvernement français table pour sa part sur une croissance comprise entre 0,2 et 0,5% en 2009, et de 2,0% en 2010.
En conséquence, le déficit public devrait passer de 2,9% du PIB cette année à 3,7% l’an prochain, puis à 3,9% en 2010, bien au-delà de la limite de 3% autorisée par la Commission européenne. Dans le même temps, la dette publique devrait dépasser 70% du PIB d’ici 2010 alors que le pacte de stabilité européen préconise un taux de 60% au plus.
Avec AFP
