Notre dossier : les loisirs
En temps de crise, la manière de consommer les biens culturels change. Les achats de noël ne sont pas épargnés. Certains limitent leurs dépenses, préfèrent les supermarchés aux magasins de jouets, ou se tournent vers internet. Pour prendre le pouls de ces nouvelles tendances, une petite balade sonore dans les rayons d’une grande enseigne de jouets à Paris s’impose :
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Et pour se détendre un peu, voici la campagne de publicité pour ebay.be, caractéristique de ce déplacement des achats de noël sur le net.
La télévision va changer. Effets de la crise économique et financière obligent. Quelles évolutions pour ce média culturel de masse ?
« En période de crise, les téléspectateurs veulent être diverti avant tout ». Analyse sans détours d’Estelle Boutière du cabinet de conseil NPA (Nouveaux Programmes Audiovisuels). Pour cette professionnelle, le retour en force du divertissement à la télévision est inéluctable. Les gens passeront plus de temps chez eux, faute de moyens pour sortir, et la télévision a un gros avantage en ces temps de baisse du pouvoir d’achat : c’est un bien culturel gratuit.
C’est un secteur peut-être moins touché que l’automobile, la construction ou l’immobilier. Il n’empêche, la crise financière a coupé les ailes du tourisme.
Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la croissance du tourisme international devrait se limiter à 2% en 2008 et rester au mieux nulle en 2009. Pour le sous-secrétaire de l’OMT Geoffrey Lipman, il s’agit «d’un des revers les plus sévères de son histoire ».
Un revers d’autant plus marqué que les années « pré-crise » avaient été particulièrement fastes. La croissance avait même atteint 7% en mai 2008. Mais dès juin, le déclin s’était fait nettement ressentir. Pour René-Marc Chikli, le président de l’Association des tours-opérateurs (CETO), cette fin d’année s’annonce catastrophique. Voir ci-dessous son interview:
http://www.dailymotion.com/videox7isgd
Sur le même sujet voir l’article du Nouvel Obs.
En dépit de la crise, les Français ne semblent pas prêts à renoncer à leurs sorties. On assiste plutôt à une modification des comportements: les spectacles bon marché en sont les principaux bénéficiaires.
Au Théâtre des Nouveautés, c’est un autre son de cloche. “A l’approche des fêtes, la salle est d’habitude remplie aux trois quarts. Là, on est à moins d’un quart…” explique Marie-Christine Elrio, responsable des locations. Avec des prix qui s’échelonnent de 42 à 15 euros, les places les moins chères coûtent le double d’une place de cinéma. “L’essentiel de notre clientèle n’est pas parisienne. Elle doit payer en plus le parking et, éventuellement un dîner : ça finit par faire une soirée hors de prix.“


