Leur objectif était de présenter à une « clientèle d’exception » des « biens d’exception », de l’immobilier haut de gamme. Les organisateurs du Salon de l’immobilier de prestige, qui se tient au Carroussel du Louvre jusqu’au dimanche 30 novembre, ont malgré eux été obligés de composer avec l’actualité.
Car après l’immobilier tout court, la crise financière touche à son tour le luxe.
Mais au Salon de l’immobilier de prestige, les agences et autres professionnels – comme les banques – rechignent à parler de crise. Le champagne continue à couler à flots, l’inquiétude ne se lit pas sur les visages. Un luxe jusque dans le comportement.
Entre deux coupes, hommes en costume et femmes en tailleur devisent dans les fauteuils cosy installés à chaque stand, contemplant les photos de chalets à s’offrir à Courchevel ou à Megève. Dans les conversations pourtant, un mot reste tabou.
« On en a marre de parler de crise! (…) J’ai toujours cru en l’immobilier, en la pierre, car c’est un besoin, pas un luxe », relativise Sarah Dahan, de l’agence Vue sur Seine-Patrimoine, qui a ses locaux sur l’île de la Cité. Elle préfère d’ailleurs qualifier cette période de stagnation que de crise.
« Notre clientèle va être moins touchée par la crise. Ce sont des gens qui peuvent se permettre du luxe », ajoute-t-elle. Selon elle, c’est une question de temps. Les clients vont reprendre confiance peu à peu.
Les prix baissent, est-ce donc le bon moyen pour s’offrir un logement haut de gamme? « On ne vend pas que des m2. Un appartement offre autre chose: la vue, un immeuble en bel état, une qualité… », assume Sarah Dahan.
Son agence s’est spécialisée dans les vues sur la Seine et sur les monuments parisiens. « Ce sont pour la plupart des biens assez atypiques, assez exceptionnels. Si l’acheteur estime que c’est le bon appartement, il va l’acheter tout de suite », estime l’agent immobilier. Du prestige avant tout. Et qui, malgré la crise, prétend toujours apporter un service de qualité.
Atmosphère, atmosphère…
http://www.dailymotion.com/videox7jrocMusique: Solcarlus – 5 Miles était dans la boîte
Anne-Sophie Lasserre et Marie Amélie Putallaz
A lire également:
- Les beaux quartiers parisiens se paient le luxe de résister à la crise
- Selon l’INSEE, l‘indice des prix à la production baisse de 0,9 % en août
- L’inflation recule sur toute la zone euro à 2,1 % sur un mois, son plus bas niveau depuis plus d’un an
A chaque fois, la même explication : les reculs des prix de l’énergie avec un baril de pétrole à 50 $. C’est trois fois moins que le record historique atteint l’été dernier.
- En conséquence, pour se prémunir des tendances déflationnistes, la Banque centrale européenne devrait à nouveau baisser son taux directeur, pour atteindre 2,75 %. Une annonce de Jean-Claude Trichet pourrait intervenir le 4 décembre.
En ce dernier jour de blog, il est grand temps d’afficher les résultats de notre grand quizz en économie! Qu’est-ce que le CAC 40? Par qui sont nommés les PDG des grandes entreprises privées françaises cotées en bourse ? Ou bien encore qu’appelle-t-on chiffre d’affaires? Autant de questions qui vous ont torturé les méninges…
Les étudiants du CFJ ont obtenu une moyenne de 11,26 sur 20, selon un échantillon représentatif de douze personnes, contactées entre le 26 et le 28 novembre. Un score relativement bon comparé au 5,9 sur 20 de la population française!
Alors pour savoir où vous vous situez, voici les réponses:
Si la crainte de la déflation est si forte aujourd’hui, c’est sans doute parce que tout le monde se souvient de l’exemple japonais. Ce pays a été frappé de plein fouet par une importante baisse des prix dès 1992. Il a mis plus de dix ans à retrouver des prix positifs. Evelyne Dourille-Feer, économiste, spécialiste du Japon, décrypte le mécanisme, et explique pourquoi la menace reste d’actualité, au Japon comme en France.
Crise-en-Thèmes : Quelles sont les origines de la déflation qui a secoué le Japon de 1992 à 2007 ?
Evelyne Dourille-Feer : L’éclatement d’une bulle spéculative boursière et immobilière qui a engendré une crise de crédit est à l’origine de la baisse des prix. A la fin des années 90, face aux tensions inflationnistes, la banque du Japon remonte brutalement ses taux de 0,75 % à 6 %, et provoque l’explosion de la bulle. La bourse perd plus d’un tiers de sa valeur en un an. Le marché immobilier est atteint dès 1991. A l’époque le cœur du système est constitué par les banques qui avaient l’habitude de gager leurs actifs sur l’immobilier. Déjà fragilisées par une amorce de libéralisation financière et une concurrence plus forte, les banques s’étaient tournées vers des clients plus fragiles, et ont parfois tenté l’aventure à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, sans maîtriser des produits financiers de plus en plus complexes. Du coup, les créances douteuses s’accumulent, les établissements financiers font faillites. Tous ces facteurs cumulés donnent une déflation sans précédent.
C-E-T : 15 ans de déflation, ça doit causer des ravages dans le pays…
Oui ! En 1991 les réactions s’enchaînent : la construction de logement chute, de même pour l’investissement des entreprises, la production baisse tout comme la consommation des ménages. Or cela entretient la baisse des prix.
L’impact le plus important reste sur l’emploi. Le taux de chômage moyen pour le Japon était de 2%, il passe à un pic de 5,4 % en 2002. Aujourd’hui, même si les prix ont remonté, le chômage n’est pas résorbé et oscille entre 4 et 4,2%. Pour le Japon c’est beaucoup. Ce sont les jeunes et les vieux qui ont le plus souffert de la crise, avec un net creusement des inégalités. Le chômage des moins de 24 ans est aujourd’hui de 8%.
1. Après l’annonce des derniers chiffres du chômage, le plan Banlieue réapparait sur la scène politique. « Nos cerveaux sont excellents mais ce n’est pas l’économie française qui en profite », a affirmé Fadela Amara, secrétaire à la Ville, selon Business Bondy blog.
2. Crise 2008 et crise 1929, pareil ou pas? Le site québecois Argent.com tente d’étoffer la comparaison évoquée depuis le début de la crise. Il illustre son propos avec les opinions de différents organismes, responsables politiques et économistes.
3. La crise financière aurait coûté 5.000 milliards de dollars aux états. Le chiffre-choc vient du chef du forum de Davos, le suisse Klaus Schwab, rapporte le helvétique Romandie.com.
4. « En Chine, la crise souffle et le dragon s’enrhume« , titre le site Bakchich.info.Il commente les nouveaux chiffres du chômage chinois: « Exit la croissance à deux chiffres. Les prévisions de la Banque mondiale pour la Chine voient rouge ».
5.En ces temps de morosité ambiante, notamment dus au chiffre aux chiffres du chômage en augmentation, Marianne propose comme remède d’écrire des lettres de « non-motivation ». Et regroupe sur son site plusieurs exemple extrait du livre de Julien Prévieux.
6. L’éditeur américain Houghton Mifflin Harcourt a trouvé la solution pour résister à la crise, apprend-on via le blog de Pierre Assouline. L’éditeur de Tolkien et de Philip Roth a ainsi décidé de suspendre « provisoirement l’acquisition de nouveaux manuscrits« .
7. La crise s’invite dans les restaurants et hôtels des Alpes Maritimes et du Var, selon le site de France 3. Ou quand les gourmets et les gourmands se coupent la ceinture…
Faut-il craindre une déflation en France ? Pour le chef économiste de Xerfi, Alexander Law, l’hexagone est pour le moment épargné. Ce n’est pas le cas de la Grande-Bretagne qui pourrait connaître une chute des prix dès l’année prochaine.
Dans son histoire récente, la France n’a pas connu de situation de déflation. Selon , Alexander Law, chef économiste de Xerfi, plusieurs facteurs y contribuent. D’abord, la France est protégée par la zone euro. La force de la monnaie est un bouclier favorable. En outre, « La France a des habitudes de consommation différentes de celles des autres pays. La consommation des ménages est vigoureuse et elle profite démographie favorable », ajoute t-il.
Pas encore de déflation pour Alexander Law. Il s’attend au second semestre de 2009 à une désinflation très marquée. C’est plutôt une bonne nouvelle selon lui, car « la désinflation devrait remettre la croissance sur les rails. »

La vraie-fausse Une de The Economist consacré à la crise financière... de quoi inspirer les cousins anglais
Pour le chef économiste de Xerfi, « La consommation des ménages représente plus de 60 % de l’économie. Elle contribuera à sa relance. Autre facteur, les ménages sont moins endettés par rapport à d’autres pays développés comme les Etats-Unis ou à la Grande Bretagne. »
Alexander Law est pessimiste pour la situation Outre-Manche : « La Grande-Bretagne fonce tout droit vers la déflation. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au troisième trimestre, la richesse britannique, a reculé de 0,5 %. Elle pourrait se contracter entre 1 % et 2 % l’an prochain. Dans ce contexte de crise, le risque de déflation apparaît dès lors que l’on tient compte des prix immobiliers dans l’indice général. Le Royaume-Uni avait contrairement à la France, basé sa croissance sur le développement de son secteur financier et de l’immobilier. Aujourd’hui, avec la crise boursière, elle a beaucoup perdu et les prix de l’immobilier sont en chute libre. Du point de vue social, les ménages sont fortement endettés et sur le plan monétaire, la livre est surévaluée. Tous ces facteurs réunis, montrent que le risque d’une déflation est possible si la Grande-Bretagne n’adopte pas une nouvelle politique.
« Pour tout le monde il y a une crise, mais nous on a la Foire des millionnaires« , lance une animatrice lors de la soirée inaugurale de la plus grande foire mondiale des produits et services de luxe, le 27 novembre à Moscou. A peine entré dans le premier hall de l’immense centre d’expositions Crocus-Expo, le ton est donné: deux hélicoptères encadrent une Ferrari et une Aston Martin digne du célèbre espion 007. Un peu plus loin, un yacht de 17,83 mètres de long attire de nombreux visiteurs, curieux de découvrir son luxueux intérieur. Prix de vente: deux millions d’euros. Un montant « vraiment bon marché », selon le propriétaire et directeur de la société Nordmarine, Evguéni Kotchman.
Sur le stand de la société immobilière Stars Dome de Dubai, l’optimisme est de mise. L’agence est venue à la Foire pour proposer ses villas de grand standing construites sur les îles artificielles de l’émirat. « Ceux qui veulent s’offrir ça se l’offriront toujours », explique le patron, James Lamond. La crise ne touche donc pas ces « VVIP » (Very Very important person), client de « l’ultra ultra ultra luxe ». « Je vais essayer de vendre une villa à Daniel Craig », l’acteur britannique interprète de James Bond, se réjouit-il.
Même ambiance millionnaire chez Hummer, une marque de bolides automobiles. « En Russie, la route du Hummer est prometteuse », se réjouit le directeur des ventes, Artem Frolov avant de préciser: « Certains clients sont même prêts à acheter ces véhicules sans les voir. Et en général ils payent en liquide! » Soit quelque 100.000 dollars (77.000 euros)…
Les acheteurs potentiels ont d’ailleurs jusqu’au 30 novembre pour faire leurs emplettes à la « Millionaire Fair » de Moscou. Outre l’étalage de luxe, des shows et des animations seront proposés au public, parmi lesquels un « séminaire anticrise » de l’Institut des jeunes filles de bonne famille!
Selon une étude de la société américaine de consulting Bain & Company, les entreprises à la recherche de riches investisseurs russes n’ont pas encore à craindre la crise. Certes, le marché mondial du luxe commence à être touché et pourrait entrer en récession l’an prochain. Mais la Russie va être épargnée, à l’instar de la Chine, le Brésil et l’Inde. Dans ces pays émergents, le marché des biens de luxe va enregistrer au cours de cinq prochaines années une croissance de 20% à 35%.
(Avec AFP)
A lire également:
Le mot sur toutes les lèvres ces derniers jours c’est « déflation ». Mais la déflation, qu’est-ce que c’est exactement? Un petit article pour comprendre à lire ici.
Sommes-nous vraiment en déflation? Crise-en-thèmes est allé sonder les Français dans le quartier des Halles, dans le 1er arrondissement de Paris.
Non seulement les Français, qu’ils soient Parisiens ou vacanciers, n’ont pas l’impression que les prix baissent – ce qui est pourtant l’une des caractéristiques de la déflation. Mais les consommateurs remarquent plutôt une stagnation, voire une hausse des prix de certains produits.
La déflation n’est donc pas encore dans l’air du temps. Peu sont d’ailleurs en mesure d’expliquer exactement le phénomène.
Anne-Sophie Lasserre et Marie Amélie Putallaz.
Pour tout comprendre de la déflation, lire aussi:
- En cas de déflation, vive le Napoléon!
- Denis Ferrand: « Nous ne sommes pas encore en déflation »
Août 2007 sur une grande chaîne américaine. La crise commence à secouer les Etats-Unis. Les premiers tremblements à peine, mais déjà un séisme pour le journaliste économique Jim Cramer, une star aux Etats-Unis. Il pète littéralement un plomb. Tout y passe, de la présentatrice écervelée au président de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke, du gouvernement américain aux directeurs de la chaîne qui veulent noyer le poisson selon l’auteur de ce grand coup de gueule!!!
Une chose est sûre. La crise n’a pas encore atteint la « sécurité de l’emploi ». Jim Carter était toujours à l’antenne un an plus tard et anime une émission, intitulée « Mad Money ». On se demande qui a trouvé le titre …
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