Religion et crise chez les cadres : quatrième acte. Le père Michel Anglarès, qui officie à la Maison d’Eglise de Notre-Dame de Pentecôte de la Défense, est formel : la crise inquiète les cadres catholiques mais ne cause pas encore de réactions excessives.

Les cadres en entreprise de la communauté catholique sont-ils inquiets?

« Pour l’instant, il n’y a pas de panique. Je sens effectivement de l’inquiétude mais pas de désespoir. La crise est une préoccupation de plus sur un terrain déjà bien rempli. Mais même si on s’attend à un fort chômage, ça ne se traduit pas par la recherche d’un refuge magique par les fidèles.

S’ils ne s’ouvrent pas de leurs problèmes, les cadres catholiques sont-ils plus nombreux à assister aux offices?

Je n’ai pas vérifié une plus forte affluence ces derniers temps. Il y a toujours beaucoup de têtes nouvelles aux offices, la profession de cadre est très « mouvante », même si les mêmes personnes reviennent très régulièrement.

Votre église est spécifique, car implantée dans un quartier d’affaires. Les cadres vous parlent seulement de leurs difficultés professionnelles?

Nous abordons, avec l’autre prêtre qui est présent, tous les aspects de la vie. Et pas seulement ceux liés à la crise économique. Mais nous parlons souvent des problèmes liés au travail: stress, harcèlement, licenciement,… L’Eglise joue ici son rôle: donner de l’humanité. »