25nov Quel plan de relance pour l’Europe ?
Bruxelles va présenter aujourd’hui un plan de relance de 130 milliards d’euros. Mais hier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le financement de ce plan. En attendant d’en savoir plus dans la journée, retour sur les principales mesures prises en Europe et aux Etats-Unis.
Pas de déficit budgétaire ! C’est en substance ce qu’a dit Angela Merkel au président français hier. L’Allemagne refuse de payer des mesures larges et non ciblées, qui plomberaient les finances de l’Etat. Car l’Allemagne a déjà connu de lourds déficits que le pays a mis du temps à combler. Pas question, donc, de revenir en arrière sur l’orthodoxie budgétaire allemande.
En revanche, la chancelière propose des assouplissements pour les règles qui encadrent notamment les PME. Nicolas Sarkozy a tenu à faire bonne figure : l’Allemagne et la France sont tout de même d’accord pour ne pas accepter une baisse générale du taux de TVA.
C’est Gordon Brown qui a lancé l’idée la veille, d’une baisse généralisée de plus de deux points de la TVA britannique. Le plan de relance européen, en revanche, devrait préconiser des réductions temporaires de TVA sur des secteurs clés, comme l’automobile. Le secteur pourrait aussi bénéficier d’aides pour développer les innovations répondant à des critères écologiques.
Autre changement majeur, la suspension du pacte de stabilité, qui limite à 3% les déficits publics des pays européens. Selon le journal La Tribune, les Etats de la zone euro seront autorisés à dépasser cette limite en 2009 et 2010 sans craindre de sanctions. Autre mesure envisagée, la baisse des taux directeurs par la banque centrale européenne, puisque l’inflation est en nette baisse.


