Polémique. LA TVA EMBARRASSE BERCY
Cafouillage à Bercy. Eric Woerth et Christine Lagarde ne sont pas d’accord quant à une éventuelle baisse de la TVA. Woerth la rejette en bloc alors que sa ministre de tutelle envisage des baisses ciblées, notamment dans le domaine très sinistré de l’automobile.
Qui, de Christine Lagarde ou d’Eric Woerth, aura le dernier mot ? La ministre de l’Economie ne souhaite pas de baisse généralisée de la TVA. En revanche, elle a affirmé que le gouvernement « regardait des baisses sectorielles de TVA éventuelles (…) en particulier dans des secteurs comme l’automobile ». Le secteur automobile, qui emploie un actif sur dix en France, est en effet l’un des plus durement touchés par la crise économique.
De son côté, le ministre du Budget a déclaré qu’il n’était pas « favorable à une diminution de la TVA ».
Il estime qu’une telle mesure n’aurait pas de répercussion directe sur la croissance car elle favoriserait surtout les importations.
D’ici une dizaine de jours, on devrait être fixé avec la présentation du plan de relance pour l’économie française. Tout porte à croire qu’il n’y aura pas de baisse de la TVA. Christine Lagarde s’est toutefois déjà dégagée de toute responsabilité, en rappelant que cette décision « appartient au Premier ministre et au président de la République. »
Ailleurs en Europe, la Grande-Bretagne a déjà opté pour une la réduction générale de TVA dans son plan de relance économique. L’Italie y pense également. Bruxelles préconise une telle mesure pour doper la consommation en temps de crise.
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