» Les directeurs de rédaction font souvent office de médiateurs dans les rédactions. Mais ce sont deux rôles différents » explique Christine Menzaghi, de l’association Information et Citoyenneté. Ce que Christine Menzaghi souligne iciLire la suite…
Qu’attendent les politiques des journalistes? Les Assises ont donné la parole aux hommes et femmes politiques, hier lors d’un débat organisé à l’ENA. Avec Jean-Marie Cavada, Catherine Trautmann, Clémentine Autain et Jean-Luc Mélenchon, l’échange a rapidement tourné en règlement de comptes. Une bataille dans laquelle ce dernier s’est engouffré sans ambages, micro en main. Humour et gouaille de rigueur.
« J’éprouve de la haine envers France 3« . Depuis qu’une journaliste de la chaîne l’a présenté comme anti-européen, la rancœur du patron du parti de gauche est tenace. Mélenchon énumère les anecdotes qui l’ont blessé, dans sa relation avec les médias. Il se plaint de n’être jamais invité, de se « battre pour exister » sur la scène médiatique. Cette relation tumultueuse se partage entre séduction et répulsion. Jean-Luc Mélenchon est un habitué des plateaux de télévisions. Son franc-parler amuse les rédactions, et les sort de la torpeur de la langue de bois habituellement servie dans les émissions politiques. Lire la suite…
Les pressions économiques de la dernière décennie ont affaibli le pouvoir des journalistes, souligne Pierre Haski, co-fondateur de Rue89. Aujourd’hui, ils auraient plus de mal à faire respecter une indépendance des informations face à la publicité. Pour lui, l’Internet est une chance de rétablir ce rapport de force.
Journalisme utile, information pratique, info « bons plans » … à mesure que les participants au débat « l’avenir est-il à l’hyperlocal ? » égrennent les nouvelles formes de journalisme, très localisées et flirtant avec les notions de marketing, la salle s’agite et soupire.
Le discours d'Hubert Coudurier, Nicolas Guillaume et Michel Lallement ne fait pas l'unanimité
Puis les interventions se succèdent, dans le calme. Le fondateur de PiliPili, journal qui livre les « bonnes adresses » et un agenda culturel dans des grandes villes françaises, défend son modèle. Il encourage à « axer le contenu sur les préoccupations du consommateur. » Marketing, pub, publi-rédactionnel, « infomerciale », les frontières ne sont pas très nettes et dans l’assistance, quelques journalistes chagrins Lire la suite…
Le jury étudiant des Assises a choisi de récompenser Nauru: l’île dévastée, le livre d’enquête du jeune journaliste indépendant Luc Folliet.
Dans un large consensus, le jury, composé d’une trentaine d’étudiants en journalisme issus des 12 écoles reconnues par la profession, a récompensé le long travail d’enquête de Luc Folliet sur l’île de Nauru, lors de la soirée des Assises, organisée au musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg.
Dans son ouvrage, le journaliste retrace l’histoire de ce minuscule îlot perdu dans le Pacifique, un temps pays le plus riche au monde grâce à l’extraction de son phosphate, avant de devenir une république ruinée, soumis aux paradis fiscaux et monnayant son territoire pour quelques dollars australiens. Une histoire incroyable, qui ressemble à s’y méprendre à une fable mais qui existe bel et bien.
Luc Folliet raconte la genèse de son livre
Propos recueillis par Marie Kirschen et Benoît Puichaud
S’il y a bien une star qui a envahi les Assises, c’est Twitter. A chaque atelier la même musique : celle des claviers sur lesquels les auditeurs tapotent fébrilement pour relayer en 140 signes la dernière petite phrase qui saura faire réagir leurs followers. Le phénomène était frappant lors du débat « Bien informer en « .fr », est-ce possible ? ».
Parler diversité pourrait être simple, c’est en fait extrêmement compliqué.
Comment ne pas tomber dans l’étiquetage ethnique ou social de manière systématique quand on évoque les questions de diversité et les moyens d’actions pour lutter contre la discrimination ? Dans les médias, le regard porté sur les banlieues et leurs habitants est encore biaisé par l’origine sociale de ceux qui produisent l’information.
Erwan Ruty est coordonnateur de Ressources Urbaines, qui se présente comme l’agence de presse des quartiers. Voici son analyse sur la représentation de la diversité dans les médias.
Propos recueillis par Maïla Mendy et Claire de Vregille
De droite à gauche, Philippe Merlant, rédacteur en chef de La Vie, Jean-Michel du May, ancien journaliste au Monde, Amaury de Rochegonde, animateur, Agnès Chaveau, historienne, directrice de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po, Pierre Delimauges, ancien président de la Commission de la Carte de Presse
Alors que le public perd de plus en plus confiance dans les médias, la carte de presse Lire la suite…
L’argument moral est souvent au centre de la logique antidiscriminatoire. Mais c’est une erreur stratégique, estime Elias Robin, chef de média britannique. Il faudrait plutôt mettre en avant l’argument financier pour promouvoir la diversité.
« Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse ». Cette maxime, la « règle d’or », est souvent invoquée comme la raison principale d’une politique antidiscriminatoire. Elias Robin n’est pas d’accord. Lui croit en « l’argument financier » de la diversité. Il est président de la boîte de production de programmes d’information ITN et la représente au sein de la Cultural Diversity Network, l’organisation britannique contre la discrimination.
« Les gens noirs et d’origine asiatique ont un regard différent sur les choses. Cela peut augmenter la qualité de l’information diffusée par un média », souligne-t-il à la table ronde ‘Ensemble, imaginons l’information de demain’ des Assises.
Le patron de presse passe ensuite l’extrait d’un journal télévisé de sa chaîne. La séquence montre l’histoire Lire la suite…
Ils font partie des plus anciens médias français en activité, mais les journaux confessionnels ont des difficultés à trouver un juste milieu entre la neutralité exigée par la presse généraliste et un humanisme commandé par la foi. Lire la suite…