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A tasty slice of fake Onion news

18/11/2010 Comments off

The Onion's standart coverA newspaper with nothing real in it. This has been The Onion‘s challenging specialty since 1988. With more than 3 million readers a week (for both paper and website), and a 365,000 total print circulation in the US, the American satirical newsweekly insolently defies the print media crisis. And if its wicked parodies of conventional journalism are just a joke, The Onion seems to have the last laugh

« World’s Power Brokers Hold Annual Summit Where They Show Each Other Their Penises », « Nation Waist-Deep in Soybeans After $30 Trillion Farm Subsidy Bill Accidentally Passed« , « Justin Bieber Found To Be Cleverly Disguised 51-Year-Pedophile ». Every day, The Onion’s staff writers have to choose between a large range of zany and off-the-wall headlines of this kind. Inversing the traditional editorial process, the satirical newspaper decides on its headlines first, and then literally invents stories to fit them. One would say that it is an absolutely non-journalistic way of dealing with reality. But the thing is that most of The Onion’s Writers were journalists before joining the staff (Bobbie Battista, one of  CNN’s main anchors during the 1980s and 1990s has recently joined the team to anchor reports online)… And they will still be journalists after leaving it (Joshua Green, now senior editor of The Atlantic, and a weekly political columnist for  The Boston Globe, began his career at The Onion).

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Satire over reality

« America’s finest news source » stories are not just an outlet for over-imaginative, reality-disenchanted journalists. They are a constant reflection on what journalism should not be when dealing with the real world. For Robert Niles, the editor of the Online Journalisme Review, the success of The Onion lies mostly in « the ability of satirists to penetrate the hypocrisies of the news cycle that the straight press is compelled to dance around. » For instance, some weeks after 9/11, when Dan Rather (former news anchor for the CBS evening news) was pledging his support to President Bush on network TV (« Wherever he wants me to line up, just tell me where, » he told David Letterman ), « The Onion was already presaging the leaps of credulity America would soon be asked to make in deference to the War on Terror. « If I Don’t Get My Medium-Rare Shell Steak With Roasted Vegetables In The Next 10 Minutes, The Terrorists Have Already Won« , read an Onion op-ed published in November 2001« .

Fake news, real money

The Onion’s parti-pris which anticipates the public’s frustration with « objective news » perfectly fits the Americans’ surging appetite for satirical stories (embodied, for instance, by the increasing popularity of Jon Stewart’s « Daily Show ») In a print media market strongly impacted by massive cutbacks, satire seems to pay. During the past four years, Onion’s New York staff has doubled in size. Meanwhile, a web-video sendup of 24 hour-TV news has been successfully launched. And while many traditional free newsweeklies have filed chapter 11 bankruptcy after declining ad sales, the Onion managed to dodge the bullet by maintaining the level of its ad incomes (even if, last year, it had to close down its editions in San Francisco and Los Angeles, two new markets that it tried to conquer in 2005).

In its glorious homemade version of its own history, The Onion pretends to be over 250 years old, and first named « The Mercantile Onion », because those were the only two English words the newspaper’s immigrant founder, Friederich Siegfried Zwiebel, knew at the time ( Zwiebel is German for onion). In the prosaic real world,Tim Keck and Christopher Johnson, juniors at the university of Wisconsin-Madison, founded The Onion in 1988, at a time when their food budget was so low that they were down to white bread and raw onions. Between the two stories lies the recipe of the Onion’s success which eventually transformes a mundane vegetable into a respectable and lucrative institution, with a rich soup of wicked satire.

Clément Imbert

L’Allemagne se méfie de l’innovation à tout prix

18/11/2010 Comments off

Chez notre voisin d’Outre-Rhin, en matière de médias, l’innovation c’est bien, la rigueur c’est mieux. Les expériences sur Internet, réseaux sociaux et autres nouveaux supports numériques sont plus rares qu’en France. Pour les journalistes des médias traditionnels, très puissants, elles sont d’abord synonymes de perte: en qualité et en journalistes.

Des débats qui ramènent « trois ans en arrière ». Un « fossé » entre la France et l’Allemagne. Christophe Nonnenmacher, journaliste freelance, n’y va pas par quatre chemins pour résumer les discussions avec des journalistes allemands, invités d’honneur de la 4e édition des Assises du journalisme. « Quand on parle de l’usage d’Internet pour les médias, en Allemagne, on envisage tout  juste de tisser un lien entre le journaliste et son lectorat. C’est un cadeau bonus, presque un gadget. Alors qu’en France, il y a une utilisation sur le fond des nouveaux canaux d’information. En France, des médias coupent leur abonnement AFP et le remplacent par la surveillance des réseaux sociaux. C’est un grand écart. » Les invités allemands, autour de lui, ne cherchent pas à le contredire. « Les médias allemands n’aiment pas vraiment expérimenter. Nous observons les balbutiements », explique Sybille Müller, responsable à Strasbourg du bureau de l’ARD, la plus grande chaîne publique allemande.

ARDDans leur ligne de mire, l’info mobile via les applications, qui « habitue à consommer l’information par la petite lucarne », selon Inge Seibel Müller, pourtant… blogueuse. Et puis les réseaux sociaux. « On entend régulièrement que ces nouveaux outils sont indispensables », explique Sybille Kranich, journaliste au Badisch Neueste Nachrichten, un journal régional à très grand tirage. « Je comprend la nécessité de toucher un public plus jeune. Mais il faut faire attention à ne pas vexer ou se détourner des lecteurs de longue date. » La journaliste semble dessiner une barrière entre deux publics différents, même si, dans la réalité, les frontières sont plus ténues: la presse papier et Internet ont le même taux de pénétration dans la population allemande, à savoir 70%. Les médias allemands peuvent-ils se payer le luxe du conservatisme ?

Un contexte plus favorable aux médias traditionnels

En France, les pionniers de la dernière décennie ont été, notamment, les pure players, ces sites d’information non adossés à des médias existants. Ils font aujourd’hui partie du paysage médiatique. On l’a vu très récemment avec l’affaire Bettencourt. En Allemagne, ils n’existent tout simplement pas. « Peut-être n’en avons-nous pas besoin »,  avance Romy Strassenburg, journaliste freelance allemande à Paris. « Si les pure players se sont développés en France, c’est qu’ils jouent un rôle d’investigation que les médias traditionnels ne jouent plus ». En 2010, l’Allemagne pointait à la 17e place du classement de la liberté de la presse, loin devant la France, qui a dégringolé à la… 44e. « Les médias en Allemagne n’ont pas des rapports aussi conflictuels avec le pouvoir. Il y a une tradition de la transparence, d’ouverture vis-a-vis de la presse, explique Stephen Seidendorf, chercheur à l’Institut franco-allemand. En Allemagne par exemple, l’affaire Bettencourt aurait provoqué une véritable crise institutionnelle. »

L’environnement est également économiquement moins sinistré. « Chez nous, les médias traditionnels sont encore très puissants. Les télés publiques sont très bien subventionnées, avec une redevance plus élevée. Quand à la presse, elle est très ancrée dans le public, et bénéficie encore d’un tirage important, précise Sybille Muller. Et ces grands acteurs se sont introduits depuis longtemps dans le cyberespace. ARD est le premier portail d’information en ligne, et Spiegel.de, le site d’information le plus visité. L’Allemagne, contrairement à la France, est un pays très décentralisé. Le système favorise la diversité de la presse. Même s’il subit aussi une érosion de son lectorat, notre voisin ne compte pas moins de 350 titres, tirant à 25 millions d’exemplaires quotidiens, contre un peu moins de… 10 millions en France!

Priorités

Les journalistes allemands se sentent dans une position plus confortable que leurs collègues français, et perçoivent donc parfois l’innovation comme une perte d’énergie. Sybille Müller parle de priorité. « Des économies de 15% vont devoir être effectuées dans ma chaîne. Comment alors redistribuer les ressources? Faut-il se concentrer sur l’investigation ou le public numérique? Jusqu’ici, les nouveaux types d’offre n’ont pas fait progresser le travail journalistique, d’un point de vue qualitatif. » Les innovations numériques ont en fait une résonance assez superficielle de l’autre côté du Rhin, où l’on préfère mettre l’accent sur la rigueur de l’information, plus que sur sa présentation. « C’est étonnant à quel point les infos doivent être accrocheuses en France. Il faut qu’elles aient de la gueule, s’amuse la journaliste. En Allemagne, les mêmes informations sont présentées d’une façon très sérieuse. Vous auriez l’impression d’entendre des funérailles. »

Journaliste, pas développeur web

Même barrière entre innovation et qualité chez Romy Strassenburg, qui s’énerverait presque quand on lui demande qui sont actuellement les nouveaux pionniers du journalisme en Allemagne. « Ce n’est pas le rôle du journaliste de développer des nouveaux formats. Faut-il innover à tout prix, se dire que tout est possible sur Internet? » Pour la journaliste allemande basée à Paris, l’innovation passe par une meilleure visibilité des contenus de qualité sur le Web, produits par des journalistes « bien formés, bien payés ».

Ses collègues ne veulent pas fermer la porte Internet, sur lequel les médias traditionnels doivent s’appuyer, mais en gardant la main. « Les Allemands rêvent d’un outil multitâche, télé et Internet, pour consommer sans être dépendant de la grille de programme, souligne Sybille Kranich. Et beaucoup d’interactions sont possibles. La chaîne SWR diffuse par exemple une émission complétée ensuite sur le web. »

Image 1Les journalistes allemands cultivent les paradoxes en affirmant vouloir parier sur l’interactivité, tout en se méfiant des outils qui le permettent et du risque de la déprofessionnalisation de l’information. Le cas du quotidien Bild est à ce titre édifiant. L’une des journalistes souligne que la profession a presque « honte » de ce « tabloïd » très populaire (vendu à 3,5 millions d’exemplaires chaque jour), voire populiste, tout en admettant qu’il est une sorte de « pionnier » de l’interactivité, puisqu’il invite depuis longtemps ses lecteurs à lui transmettre leurs photos. Et quand on demande aux journalistes présents d’identifier des produits innovants en Allemagne, le premier cité est le « Bild Block », la page de « fact-checking » du Bild, tout récemment créée…

Laura Dona

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Emmanuel Hoog :  » Les agenciers sont des pionniers « 

17/11/2010 Comments off

Pour Emmanuel Hoog, président de l’AFP, les métiers d’agence sont des métiers-pionniers

Propos recueillis par Alexandre Pouchard et Julien Massillon

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