Je suis en vacances (ouf!) et c’est pour moi l’occasion de souffler et de prendre du recul par rapport à mes études. Je reviens donc vers mon blog avec une question, celle que se pose François Dufour dans son livre: Les journalistes français sont-ils si mauvais?
La question est brutale, la réponse aussi. Pour Dufour, oui, les journalistes français sont mauvais, car ils ne se distancient pas suffisamment des sujets traités. Ils mélangent volontiers faits et opinions, produisant des articles-éditos fort déroutants pour qui admire l’objectivité (apparente, du moins) de la presse anglo-saxonne. Ils seraient aussi mauvais parce qu’ils tutoient trop souvent leurs interlocuteurs et sont régulièrement accusés de connivence avec le monde politique. En bref: niveau déontologie, les journalistes français ont encore beaucoup à apprendre.
Comme j’étudie dans une école de journalisme à Paris, je suis aux premières loges pour voir comment la prochaine fournée de journalistes, jeune et en principe idéaliste, se prépare à sa lourde tâche d’informateur et de chien de garde de la démocratie. Je pensais que les cours de déontologie – une journée toutes les six semaines – passionneraient tout le monde. Je me suis bien trompée! Le tiers de ma promo choisit ce jour pour sécher. Au dernier cours, nous étions ainsi 20 sur 30.
Encore, si nous étions irréprochables, ce ne serait pas si grave… Mais on en est loin. Quelques exemples en cas pratiques: (Lire la suite…)


