La semaine dernière, la Voix du Nord titrait: “La clope contre-attaque”. 2009 aura en effet été l’année des polémiques sur la place de la cigarette sur les affiches de film et d’expositions, mais aussi dans les médias et sur les terrasses de cafés. En France, la clope a toujours la cote.
Elle aurait peut-être même gagné en sympathie depuis le tollé suscité en avril par la censure de la mythique pipe de M. Hulot, sur l’affiche de l’exposition consacrée au cinéaste Jacques Tati. Tout le monde s’était alors insurgé: peut-on, au nom de la loi Evin et du droit des non-fumeurs, toucher au patrimoine? Sans leur cigarette, certains personnages ne sont tout simplement plus eux-mêmes! La clope s’affiche ainsi fièrement dans les films Coco avant Chanel et Gainsbourg, vie héroïque. Et Jacques Dutronc, sur scène comme devant les caméras de France 2, refuse catégoriquement de lâcher son cigare.
Un Français sur trois fume, contre un Américain sur cinq. Pourquoi les Français aiment-ils tant la clope? J’aimerais dire: parce que quand on discute autour d’un verre, suspendre sa phrase pour tirer sur une cigarette et répandre des volutes de fumée sur la conversation, ça donne un air envoûtant. Et nous, les Français, on est un peu snob et surtout on adore maintenir notre image de peuple constitué d’intellos et d’artistes romantiques et torturés. La preuve, dirais-je: dans le teaser du film de Joann Sfar sur Gainsbourg, Jane la British est totalement fascinée par Serge, notre pompier national:


