C'est pas ma faute, je suis franco-américaine

Vous voulez votre bagel avec ou sans taxe?

2 septembre 2010 · Comments Off

Ça y est, j’ai posé mes valises à New York et wouuuuuuh ça fait du bien de revoir cette ville. Il y fait une chaleur étouffante (35 degrés depuis 5 jours), mais le paradis de la consommation est bien pensé: tous les magasins et restos sont climatisés, ce qui fournit une excellente excuse pour aller faire les soldes ou se goinfrer à loisir.

Et c’est en dilapidant ma maigre fortune dans les commerces de la ville que j’ai eu  ma première illumination bloguistique: pourquoi diable les Américains ont-ils une  forme de TVA aussi incompréhensible?

Pour les novices, la taxe des ventes à New York (d’un taux de 8,875%) sur la plupart des achats) constitue une surprise à chaque achat: à certains moments il faut la payer, à d’autres non. D’une façon qui semble totalement arbitraire au consommateur.

Quand je me suis offert des fringues en soldes chez Urban Outfitters et Anthropologie, par exemple, le montant réclamé en caisse a bien été le même que celui affiché sur l’étiquette.

Mais le jour où j’ai acheté une webcam pour mieux communiquer à distance avec mon homme, le montant a bondi de près de trois dollars au moment du passage en caisse. C’était bien la peine de préparer consciencieusement mes billets juste avant*. J’en viens à regretter la TVA française, prélevée automatiquement, de façon en apparence indolore.

Les Etats-Unis ont préféré opter pour une “taxe des ventes”: tout acheteur intermédiaire doit s’en acquitter et produire à l’Etat un certificat de revente pour s’en dégager; seul le consommateur doit la régler en plus du montant affiché hors taxes., à tous les coups. Ou pas.  Car chaque Etat définit le montant de ses taxations ainsi que les produits exemptés, ce qui crée parfois une concurrence aux frontières.

Je me souviens ainsi d’une époque où je préférais acheter mes vêtements dans le New Jersey, où ils ne sont pas taxés: à New York, il a fallu attendre 2007 pour que les fringues de moins de $110 soient épargnées par le fisc. Ouf, les étudiantes fauchées ne sont plus logées à la même enseigne que les actrices de Gossip Girl!

Mais les exemptions en tous genre ont aussi rendu le système illisible, comme cela s’est traduit le mois dernier par le scandale  de “la taxe sur les bagels”.

Un bagel tranché coûte 10 centimes de plus

Quiconque connaît New York sait combien les bagels font partie de l’alimentation de base de ses habitants. C’est une institution, comme le croissant en France. Il se trouve que ce produit culte est aujourd’hui victime de la diligence du fisc new-yorkais, qui, pour renflouer ses caisses, commence à appliquer plus strictement la maudite sales tax:

- un bagel vendu tel quel, non transformé, n’est pas soumis à la taxe

- un bagel coupé en deux, toasté, tartiné ou consommé sur place est désormais soumis à la taxe.

La distinction – de l’ordre de 10 centimes par bagel-  existait déjà par le passé, mais elle n’était pas appliquée.  Les vendeurs de bagels ont eu une mauvaise surprise cette année en se voyant réclamer une importante somme par le fisc, et depuis, ça ne rigole plus derrière les comptoirs.

J’en ai fait l’expérience lors de mon second jour à New York, au cours d’une série de mini-humiliations. Tout commence ainsi: j’entre dans un “deli” (une épicerie), pour commander un bagel au cream cheese, mon péché mignon. Prix affiché: $1,95. Le gars derrière le comptoir me le prépare, me le tend tout emballé, puis retourne à sa petite cuisine. J’attends, un peu bébête, avec mes 2 dollars dans la main: il ne semble pas me remarquer. Un peu impatiente de sortir me balader, je pose donc les billets sur le comptoir, et me dirige vers la sortie en mordant dans mon bagel. Sauf qu’au moment où mes lèvres embrassent le cream cheese, un caissier, que je n’avais pas remarqué à l’entrée du magasin, me regarde d’un air soupçonneux.

Oops, en fait c’est là qu’il fallait payer. (Les USA sont très stricts sur l’hygiène, et j’avais oublié que ceux qui préparent la nourriture ne manipulent pas d’argent). Je retourne donc sur mes pas récupérer les billets pour les donner cette fois au caissier.

Mais là, deuxième embarras: le monsieur me demande non pas $1,95, mais $2,17. Eh oui: tranché, tartiné, consommé sur place, mon bagel a toutes les raisons d’être taxé. Honteuse, je farfouille dans mon porte-feuille,  m’emmêle les pinceaux dans ma monnaie (satanées pièces de 10 cents, pourquoi seriez-vous plus petites que les pièces de 5 cents si vous valez plus? encore une absurdité américaine!), m’y retrouve enfin, règle le montant et pars en me jurant de ne plus me montrer dans ce magasin. Maudite sales tax.

*Je repense à un post que j’avais écrit sur l’intransigeance des caissières en France, qui vous réclament souvent le compte exact. J’avais fait l’éloge des caissières américaines, qui ne se permettent jamais cette demande. Je comprends mieux aujourd’hui: comment un client pourrait-il préparer sa monnaie si le montant figurant sur l’étiquette ne correspond pas à celui affiché en caisse?!

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I’m gonna be a part of it, New York…

25 août 2010 · 3 commentaires

Après un été au ralenti, j’ai le plaisir de vous annoncer un tournant imminent pour mon blog: dans trois jours, je vais partir à New York pour un stage d’un peu plus d’un mois.

Je vais vivre une vie de journaliste.

Je vais loger dans un appartement de l’Upper East Side.

Je vais me payer une demi douzaine de paires de chaussures.

Je vais vous raconter ma vie en chroniques très légères.

Je vous rappelle quelqu’un, non?

On m’a toujours dit que je ressemblais physiquement à Carrie de Sex and the City, et je ne l’ai pas toujours assumé, mais là, y a rien à dire, je m’incline: comme elle, je vais avoir la belle vie.

Et je compte bien profiter de ce mois en immersion, avec mon PC comme seul compagnon, pour cette fois poser mon regard de Française sur la vie aux États-Unis. J’ai beau y retourner en moyenne tous les deux ans, à chaque fois je me laisse surprendre par certains détails aussi anecdotiques que parlants: le “how you doing” des vendeurs dès qu’on franchit le seuil d’un magasin, la richesse vertigineuse des rayons de supermarché, ou cette manie de boire son café en marchant, histoire d’aller toujours plus vite, d’ailleurs pourquoi pas sauter dans un taxi, ah, déjà deux de disponibles, celui-là fera l’affaire, allez hop, c’est parti…

Dès ce weekend je serai replongée dans la frénésie new-yorkaise, alors je vous dis à la semaine prochaine, de l’autre côté de l’Atlantique!

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Pourquoi ça a du bon d’être chiante

11 juillet 2010 · 5 commentaires

I’M BAAAAAAAACK!!!! Mille excuses, vraiment, j’ai abusé. Plus d’un mois et demi sans billet, c’est honteux. Bouh!! Si ça peut m’excuser, sachez que j’ai dû jongler entre mes études, une opération, un déménagement, des piges, des recherches d’appart et un stage dans un journal. Bref, histoire de ne pas complètement tuer ma vie sociale, j’ai temporairement levé le pied sur mon blog.

Mais maintenant que je suis de nouveau sur pattes, je compte bien de nouveau vous faire part de mes chouinements de Franco-américaine! Justement, ce billet vous présente une expression anglaise que j’affectionne particulièrement, et que j’applique avec zèle dans ma vie:

The squeaky wheel gets the grease

“On graisse la roue qui grince”. En clair, pour être entendu et obtenir ce qu’on veut, il faut savoir ouvrir sa gueule et se plaindre!

Inutile de rappeler qu’aux Etats-Unis, le client est roi, et qu’un serveur a tout intérêt à se plier à ses exigences, sinon il le sentira dans ses pourboires… Rien de tel en France, où, quel que soit le montant de TVA, je me trouve régulièrement confrontée à un service détestable. Je sirote alors mon verre à 5 euros avec une rage contenue et impuissante.

Mais quand je suis en train de me faire arnaquer ET sur le service ET sur la qualité, impossible d’encaisser la situation sans rien dire. Keep reading →

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Toute la musique qui me peine

21 mai 2010 · 20 commentaires

L’été approche, et les chansons qu’on nous assène à la radio deviennent de plus en plus risibles. Après le pénible « non non non » de Camélia Jordana, je sens qu’on va nous infliger tout l’été le single d’une certaine Mélie, intitulé « Tapez 1 », au refrain ô combien intello:

“Tous ceux qui sont amoureux, tapez 2. Tous ceux qui ont du chagrin, tapez 1. Tous ceux qui sont mal à l’aise, tapez dièse. Et si l’amour t’a fait mal, tape étoile…”

Pas bêtes, les miss: elles embrassent la stratégie des publicitaires, à savoir trouver une petite phrase catchy, un rythme punchy, et répéter le tout en boucle jusqu’à ce que ce soit bien imprimé dans notre cerveau (« Mercurochrome, le pansement des héros », ça vous dit quelque chose?).

Heureusement pour elle, Lady Gaga sait noyer des paroles pourries dans un rythme entêtant et même les pimenter grâce à un clip sulfureux. Well done Gaga.

Lady Gaga sait mixer un rythme entêtant et une interprétation sulfureuse pour nous faire danser sur des paroles insipides. Bien joué.

Manque de bol pour les bilingues comme moi : avec toutes les daubes en anglais qui cartonnent ici, j’ai deux fois plus de chances d’avoir une chanson ultra conne dans la tête. Car en français comme en anglais, souvent les chansons les plus accrocheuses sont les plus ridicules. Prenez « Telephone » de Lady Gaga, qui a squatté les hits-parades un peu trop longtemps: Keep reading →

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L’art de dîner seule et de déranger la table voisine

8 mai 2010 · 13 commentaires

Je vous avais déjà parlé de mes agaçantes habitudes américaines au restaurant. Je croyais avoir fait le tour, mais j’en ai trouvé une nouvelle! Demander à de parfaits inconnus comment ils trouvent leur plat, avant de me risquer à commander le même. Voilà une manie qui n’est pas choquante aux États-Unis, mais qui, en France, en déstabilise plus d’un…

Exemple mercredi soir, alors que j’étais seule en reportage du côté de La Baule. Je me suis installée dans une petite brasserie pour me requinquer. J’avais bien envie de manger des moules, face au charmant petit port du Croisic. Mais je ne me souvenais plus des saisons auxquelles il est recommandé d’en manger (verdict: plutôt l’automne et l’hiver). Mon iPhone n’avait plus de batterie pour que je m’informe sur Internet, et vu mon planning de reportage du lendemain, je ne pouvais me risquer à tomber malade.

Alors je me suis tournée vers un jeune couple qui dînait tranquillement:

“Excusez-moi…”

(Je signale en gesticulant au mec que j’aimerais parler à sa copine. La jeune femme, une brunette peu avenante, se retourne, un peu décontenancée)

“Euh, oui?”

Moi: “Elles sont bonnes, les moules ?”

(Petit silence gêné. Je tente de briser la glace avec un sourire navré)

“Parce que j’hésite à en prendre…”

Elle s’est ressaisie et m’a rassurée: “oui oui, elle sont bonnes”. Je l’ai remerciée avant de commander aussitôt mes moules à la crème. Qui étaient petites (normal, ce n’était pas la  saison) mais bonnes malgré tout.

Je rigole encore intérieurement en repensant à la tête de cette fille: visiblement, c’était la première fois de sa vie qu’une parfaite inconnue avait le culot de demander des nouvelles de son repas. Le petit détail marrant, c’est qu’au fil de la soirée, elle m’a souvent sourit, et m’a poliment dit au revoir en quittant le restaurant. De deux choses l’une: soit elle a été touchée par ma spontanéité, fort inhabituelle, soit elle a juste eu pitié de moi, qui dîne toute seule et importune des inconnus!

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La bonne idée de la semaine

30 avril 2010 · Un commentaire

Étant donné qu’il fait doux et qu’on peut enfin laisser ses fenêtres grandes ouvertes sans attraper un rhume, comme beaucoup je me suis attelée cette semaine à un vaste ménage de printemps. En m’attaquant notamment à mes étagères: il était temps de me débarrasser d’un tas de livres amassés durant mes études et qui ne me servent plus vraiment.

En bonne économe, j’ai entrepris de les vendre à la bourse des livres Gibert jeunes. Notons au passage que j’aurais pu y laisser ma peau. Imaginez la scène: sur ma fidèle bicyclette, aveuglée par le soleil, avec pas moins de 12kg de livres dans mon panier et dans mes bras, j’ai bravé la circulation des boulevards Montparnasse, Saint-Germain et Saint-Michel. Mais ça valait le coup!

Certes, la caissière de Gibert a rejeté la moitié de mes bouquins, périmés pour les cursus universitaires, ou (honte à moi) abîmés par mon amour du surligneur. Mais ils ont fait le bonheur des associations de collecte des livres qui attendaient mes dons à la sortie. Je suis donc repartie allégée et contente, avec en poche un petit butin de 43 euros pour une dizaine de livres. Pas énorme, me diriez-vous, mais mieux que rien, d’autant que les ouvrages en question ne m’avaient pas coûté très cher à l’origine (de 2 à 15 euros).

J’ai aussitôt repensé à un échange que j’avais eu avec une étudiante américaine, lors de mon année à l’université de New York.

Aux États-Unis, les manuels universitaires, c’est tout un business. Les universités éditent chaque année leurs propres ouvrages. Ils sont requis pour les cours, et coûtent une fortune. Mon seul manuel d’italien m’avait coûté la bagatelle de 120 dollars! Bref, quand cette étudiante de médecine m’a demandé combien coûtaient mes frais d’inscription à Sciences Po (et donc, par ricochet, mon année d’échange à NYU, qui m’aurait autrement coûté $40 000), et que je lui ai répondu innocemment “500 euros”, ses yeux sont devenus ronds comme des billes. “Quoi??? Mais c’est le prix de mes manuels de sciences!!”

J’ai eu une petite pensée pour elle l’autre jour. A mon avis, ça la rendrait malade de savoir qu’en France, non seulement les études coûtent beaucoup moins cher, mais tu peux AUSSI revendre tes livres après des années, sans te sentir spolié.

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Chiotte alors!

23 avril 2010 · 5 commentaires

OULALALALA

Je reconnais que ça fait une éternité que je n’ai pas donné de nouvelles. Pardon, je me suis tout bonnement enlisée dans un état de procrastination tenace. Un épisode saisonnier de paresse qui m’a fait raisonner de façon totalement inconstructive, du genre: “de toute façon ça fait 10 jours que j’ai rien posté, ça peut bien attendre encore un peu, il fait beau, je vais plutôt sortir…”

Mais j’ai beaucoup pensé à vous, et j’ai accumulé plein de petits sujets de billets à venir. Avec en perspective, chaque semaine, une anecdote bien futile. On commence aujourd’hui avec pour sujet: les chiottes.

Oui, les toilettes. Les WC. Les sanitaires. Les cabinets. Le trône. C’est marrant tous les termes qu’on a pour ce lieu. Anyway, pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui?

Ah oui, parce que la semaine dernière, je prenais un pot avec une copine dans un bar du 5e arrondissement de Paris, et tout allait très bien jusqu’à ce que je me lève pour aller aux toilettes. Car en poussant la porte…

Tas bu? Men fous, débrouille-toi pour ne pas téclabousser!
T’as bu? Ben débrouille-toi pour ne pas t’éclabousser!

Oui, des toilettes à la turque! Face à la chose, j’ai éclaté de rire. Ça faisait au moins trois ans que je n’avais pas vu ce type d’installation (Ok, je ne voyage vraiment pas assez — qui veut bien me faire découvrir le monde dans ses bagages?). Je croyais qu’elles n’existaient plus que dans les aires d’autoroute… Dans un bar bondé du quartier Mouffetard, je ne m’y attendais pas trop. Keep reading →

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Lapin contre cloches

3 avril 2010 · 5 commentaires

Ce weekend, c’est Pâques, le marathon des repas de famille, l’indigestion de chocolat. Un moment que j’apprécie beaucoup, même si c’était plus amusant quand j’étais petite, et que je partais en pyjama à la chasse aux oeufs avec mon grand frère. A l’époque, ma mère nous racontait toute une histoire: pendant la nuit, le “lapin de Pâques” (Easter Bunny) vient cacher où bon lui semble un panier rempli d’œufs en chocolat. Je me souviens des cachettes les plus difficiles à trouver: au-dessus du frigo, derrière les feuilles d’un arbre, ou encore au beau milieu du salon, mais sur une poutre suspendue à 4 mètres de hauteur, trop haut pour que nos yeux d’enfants y prêtent attention.

J’adorais raconter à mes amis combien le lapin de Pâques devait être à la fois intelligent et agile pour dénicher des cachettes pareilles. Problème: je me heurtais à une petite différence culturelle. Le lapin de Pâques, c’est une tradition dans les pays anglo-saxons et protestants (USA et Allemagne notamment). En France, il paraît que ce sont les cloches qui viennent de Rome avec la bénédiction du pape pour répandre, sur la route, des œufs de Pâques.

Je provoquais alors, avec mes petits camarades français, un curieux débat: Keep reading →

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Réforme de la santé: il était temps!

31 mars 2010 · 3 commentaires

J’en rêvais, il l’a fait.

La météo est capricieuse? Fais comme moi, reste au sec et occupe-toi de tes tâches administratives! On en trouve toujours! Personnellement, mon objectif du moment c’est de réunir tous les documents demandés pour l’obtention d’une nouvelle carte vitale. Parce que payer le médecin de ma poche commence à perturber ma trésorerie d’étudiante.

N’empêche que, carte vitale ou pas, la sécurité sociale à la française, c’est un système formidablement généreux, à l’égard duquel ma santé fragile et moi sommes régulièrement reconnaissantes. En tant que franco-américaine, je ne peux donc que me réjouir de la réforme de santé tout fraîchement adoptée aux Etats-Unis. Yes we did! Pour les partisans d’Obama, c’est une victoire. Certes, décrochée dans un climat très tendu: les Républicains ont tenu des propos apocalyptiques, fustigeant une “utopie socialiste”, un “abus de pouvoir”; plusieurs élus démocrates ont été agressés (jets de pierre, crachats, insultes) et ont fait l’objet des menaces de mort. Mais – happy end – le plan santé d’Obama a bien été promulgué, et grâce à cette réforme d’ampleur (bien résumée ici), 32 millions d’Américains qui en étaient jusque-là privés pourront bénéficier d’une couverture maladie, tandis que les pratiques des compagnies d’assurance privées seront plus étroitement surveillées.

Il était temps. “Bienvenue dans le club des Etats qui laissent pas tomber les gens malades!”, a lancé en début de semaine Nicolas Sarkozy, tout sourire, lors d’un discours auprès d’étudiants de l’université Columbia à New York. “Nous, ça fait jamais que cinquante ans qu’on a résolu le problème!’”. En clair: nanananère, on était les premiers! De l’arrogance bien française comme on aime. Voyez par vous-même (5e minute de la vidéo environ):


Questions/réponses à l’Université de Columbia

Verbatim:

“Vu d’Europe, (…) on a du mal à y croire. L’idée que ça fasse un débat d’une telle violence que de vouloir que les plus pauvres d’entre vous soient pas laissés dans la rue, seuls, sans un centime, face à la maladie, excusez-moi mais (rire), nous ça fait jamais que cinquante ans qu’on a résolu le problème!”

Je me permets de remarquer que Nicolas Sarkozy a un peu forcé le trait. Keep reading →

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Marre des marinières!

25 mars 2010 · 8 commentaires

Depuis quelques semaines, il se passe quelque chose d’étrange dans les vitrines de Paris. Voyez un peu comme on peut nous matraquer une mode jusqu’à l’overdose.

marinières vitrines paris

En quelques mois, la marinière s’est invitée dans toutes les devantures de magasins et dans toutes les garde-robes. Sauf la mienne. Je suis tellement irritée par cette déferlante de rayures, pas question de m’y soumettre. L’été dernier encore je trouvais ça joli, d’autant que j’ai du sang breton… Mais là c’est TROP!

Je n’ai pas mis de photos de Parisiennes en marinières, mais  croyez-moi, on en croise de plus en plus au mètre carré. C’est inquiétant. Comme je l’évoquais à l’occasion d’un précédent billet sur “l’élégance” des Françaises, j’ai parfois l’impression de vivre dans une ville de clones.

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